Ayant déjà à son actif cinq publications depuis son lancement en 1999, la collection Sources-Cibles, dirigée par Henri Awaiss, directeur de l’Etib, et Jarjoura Hardane, vient de s'enrichir de sept nouvelles publications à l'occasion de la célébration du jubilé d'argent de l'Etib (1980-2005). Ces nouveaux-nés traitent de divers sujets ayant trait à la traduction. Les auteurs de cinq de ces nouveaux ouvrages sont des spécialistes de la traduction venant d'horizons différents : Canada, Belgique et Liban. Les deux autres ouvrages sont les actes d'un colloque organisé par l'Etib ainsi qu'un ouvrage collectif dans lequel des chercheurs du monde entier ont tenté de dissiper le flou en matière de traduction.
Voici un bref aperçu du contenu de chaque ouvrage :
Les Confidents du Sérail de Christian Balliu – Belgique, relate, dans un style envoûtant, l'histoire des enfants de langue et des drogmans à l'époque classique en insistant sur le rôle qu'ils ont joué dans les cours royales, notamment à Constantinople et Paris.
L'Enseignement pratique de la traduction, de Jean Delisle, directeur de l'École de traduction et d'interprétation de l'Université d'Ottawa - Canada, se veut une contribution à la réflexion sur l'enseignement pratique de la traduction et sur les rapports, souvent problématiques, que la théorie entretient avec la pratique. Cet ouvrage qui se distingue par son style objectif, clair et structuré est le fruit de longues années d'expérience dans le domaine de la pédagogie de la traduction.
Dans Le texte-Imara et son traducteur, Gina Abou-Fadel publie sa thèse de doctorat en arabe (la première en traductologie à être soutenue au Liban et à l'Etib). Adoptant un style tout à la fois rigoureux et poétique, l'auteur compare le texte à un édifice (Imara) et montre l'importance de la forme pour accéder au sens.
Rania Halabi-Murr, diplômée de l'Etib, publie à titre posthume (l'autrice est décédée le 23 octobre 2003 suite à une longue maladie), sa thèse de doctorat en traduction et interculturalité obtenue à l'Université Lille III. Comme le titre l'indique, La traduction au Liban entre 1840 et 1914, cet ouvrage décrit le mouvement de traduction de l'époque mettant en évidence l'enrichissement résultant de la rencontre des cultures et des civilisations.
Le cinquième ouvrage est unique en son genre puisqu'il est une réflexion bilingue ( en arabe et en français) à deux voix. En effet, Henri Awaiss et Jarjoura Hardane y évoquent leur expérience commune dans un mélange subtil où se mêlent recherche, biographie et récit historique. Le titre évocateur Eau de rose, eau de vinaigre – Écrire, traduire, jouir n'est qu'un avant-goût de l'univers parfumé d'un livre qui ne se lit pas avec les yeux et les oreilles mais au rythme des pulsations.
Pour dissiper le flou est une réflexion plurielle multilingue menée par 41 spécialistes de la traduction qui ont tenté de dégager les raisons du flou qui entoure l'acte de traduire.
Enfin, le septième nouveau-né de la collection intitulé Traduction : la formation, les spécialisations et la profession rassemble les actes d'un colloque organisé par l'Etib en collaboration avec la société Atlas. En plus des communications des différents intervenants internationaux, régionaux et locaux qui apportent un éclairage particulier à la question épineuse de la formation des traducteurs, ces actes comportent un état des lieux de l'enseignement universitaire de la traduction au Liban.
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