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La saga Fabien Barthez, épisode II : l’appel

Le feuilleton de l’affaire Fabien Barthez, suspendu six mois dont trois fermes pour avoir craché sur un arbitre, rebondit aujourd’hui avec l’audition du gardien de l’OM par la commission supérieure d’appel de la Fédération française de football (FFF), dont la décision sera connue demain. Depuis le verdict de la commission centrale de discipline de la FFF, le 22 avril, et alors que Barthez purge sa peine depuis le 25 avril, l’affaire a pris une dimension procédurale qui dépasse le supporteur lambda mais fait le régal des juristes. La FFF, estimant la sanction trop clémente, a d’abord fait appel de la sanction de première instance. L’OM et Fabien Barthez ont ensuite annoncé leur décision de porter l’affaire devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour une conciliation. Le CNOSF se prononcera vendredi 20 mai, à moins que l’OM, satisfait par une décision d’appel qui n’aggraverait pas la sanction initiale, abandonne cette procédure. Dernier rebondissement en date : l’avocat du joueur a demandé à ce que la réunion soit publique aujourd’hui. À la FFF, on indiquait hier qu’il n’y avait quasiment aucune chance pour que cette demande soit acceptée, même si l’article 6 de l’annexe 2 des règlements généraux de la FFF prévoit que les débats sont publics, « sauf décision contraire du président de la commission ». En pratique, cela n’a jamais été le cas pour une réunion d’un organe disciplinaire de la FFF. Pour des raisons d’ordre public et afin de garantir la sérénité des débats, le président de la commission supérieure d’appel Xavier Lebray (avocat) n’accèdera pas à la requête de son confrère Philippe Pech de Laclause. Mais pour le défenseur de Barthez, un refus mettrait la FFF « en infraction avec un droit fondamental prévu par la convention européenne des droits de l’homme ». « Tardif » Loin des prétoires, Fabien Barthez a soigné son image et fait un peu de diplomatie vendredi dernier à Grasse au congrès de l’Union nationale des arbitres (Unaf). Sans aller jusqu’au mea culpa, le gardien des Bleus, sanctionné pour avoir craché sur l’arbitre marocain du match amical Wydad-Marseille le 12 février à Casablanca, a voulu « montrer son respect » aux hommes en noir. Une timide avancée mais un sacré changement de comportement, si l’on se remémore sa sortie à Clairefontaine avant France-Suisse : « Personne n’est malade, il n’y a pas de mort. On fait tout un flan, je ne vois pas pourquoi. Je ne regrette pas, on est des hommes, et, comme on dit, on en a entre les jambes... » À Grasse, le « deuxième effet » Barthez n’a toutefois pas soulevé l’enthousiasme du président de la FFF. Jean-Pierre Escalettes a certes « admiré le courage de Fabien » mais a jugé la démarche « tardive », ajoutant : « À Clairefontaine, il a aggravé son cas même si, dossier en main, on peut lui trouver des circonstances atténuantes. » Devant la commission d’appel, l’OM et le joueur devraient en tout cas conserver la même ligne de défense qu’en première instance : d’abord exposer le contexte particulier de ce match « amical » et décrire les conditions de jeu qui ont amené Barthez à « dégoupiller », ensuite assurer que les textes de la FFF permettent une sanction avec sursis en cas de crachat sur arbitre et non une peine minimale incompressible de six mois.
Le feuilleton de l’affaire Fabien Barthez, suspendu six mois dont trois fermes pour avoir craché sur un arbitre, rebondit aujourd’hui avec l’audition du gardien de l’OM par la commission supérieure d’appel de la Fédération française de football (FFF), dont la décision sera connue demain.
Depuis le verdict de la commission centrale de discipline de la FFF, le 22 avril, et alors que Barthez purge sa peine depuis le 25 avril, l’affaire a pris une dimension procédurale qui dépasse le supporteur lambda mais fait le régal des juristes.
La FFF, estimant la sanction trop clémente, a d’abord fait appel de la sanction de première instance. L’OM et Fabien Barthez ont ensuite annoncé leur décision de porter l’affaire devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour une conciliation. Le CNOSF se...