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Actualités - Chronologie

Birmanie Attentats de Rangoon : black-out total sur le bilan des morts

Le gouvernement militaire birman a imposé un black-out sur le bilan des trois attentats du week-end à Rangoon, s’en tenant à un chiffre de 11 morts qui semblait largement sous-évalué hier et avait quasiment doublé selon Bangkok. Alors qu’une psychose au nouvel attentat s’est emparée de la capitale, il a aussi ordonné la fermeture toute la semaine des centres commerciaux de Rangoon. Des propriétaires de restaurants et de cafés ont indiqué avoir reçu l’ordre de fermer à 18h00 heure locale, tandis que la capitale était passée au peigne fin. Le bilan des tués n’a pas évolué en 48 heures, alors que pas moins de 162 blessés ont été hospitalisés – de source officielle – et certains dans un état grave. De hauts responsables thaïlandais ont déclaré hier à l’AFP que 21 personnes avaient été tuées samedi à Rangoon – toutes des ressortissants birmans. « Le bilan est passé de 11 à 21 (morts), avec 40 blessés graves », a indiqué un membre du Conseil de sécurité nationale après une réunion du Conseil consacrée aux attentats de Rangoon. Des médecins du General Hospital, le plus grand de la capitale birmane, ont admis avoir reçu l’ordre de ne pas parler aux journalistes. « Un black-out sur les informations a été imposé », a dit l’un d’entre eux à l’AFP sous le couvert de l’anonymat. Un responsable hospitalier, chargé de compiler les informations sur ces attentats aux colis piégés dans deux centres commerciaux et un centre d’expositions, a déclaré : « Nous n’avons pas le pouvoir de dire quoi que ce soit à ce stade. » Après les pires attentats à Rangoon en 40 ans de pouvoir militaire, des témoins sur les trois sites avaient indiqué à l’AFP avoir vu des dizaines de cadavres, dont certains décapités ou démembrés, et de très nombreux blessés. De nombreux gardes de sécurité ont été aperçus devant et dans les hôpitaux, et les autorités ont empêché les familles de transférer leurs proches blessés dans des cliniques privées. Les cliniques situées dans les quartiers des attentats s’étaient vu samedi interdire d’en accepter les blessés, ont indiqué des riverains. Le gouvernement birman fait traditionnellement de la rétention d’informations en matière de bilans lors de troubles liés à la situation politique, et même de catastrophes naturelles ou d’accidents de train, lorsqu’il estime que les chiffres peuvent nuire à la réputation du pays.

Le gouvernement militaire birman a imposé un black-out sur le bilan des trois attentats du week-end à Rangoon, s’en tenant à un chiffre de 11 morts qui semblait largement sous-évalué hier et avait quasiment doublé selon Bangkok.
Alors qu’une psychose au nouvel attentat s’est emparée de la capitale, il a aussi ordonné la fermeture toute la semaine des centres commerciaux de Rangoon. Des propriétaires de restaurants et de cafés ont indiqué avoir reçu l’ordre de fermer à 18h00 heure locale, tandis que la capitale était passée au peigne fin.
Le bilan des tués n’a pas évolué en 48 heures, alors que pas moins de 162 blessés ont été hospitalisés – de source officielle – et certains dans un état grave. De hauts responsables thaïlandais ont déclaré hier à l’AFP que 21 personnes avaient été tuées...