Les relations libano-françaises sont historiquement basées sur des rapports solides d’amitié et de coopération. C’est ce qu’a affirmé le président de la République, le général Émile Lahoud, au cours de la réunion qu’il a eue hier avec l’ambassadeur de France, Bernard Émié, au palais de Baabda.
Soulignant que le Liban souhaite consolider ces relations dans les différents domaines, le général Lahoud a examiné avec son interlocuteur la situation actuelle au Liban et dans la région.
À l’issue de son entretien avec le chef de l’État, M. Émié a déclaré que « la formation d’un nouveau gouvernement qui s’est engagé à organiser des élections libres, transparentes et démocratiques, dans le respect des délais légaux », a été accueillie positivement. Il a insisté sur la nécessité que ces élections « se déroulent sur la base d’une loi électorale qui recueille un large accord et qui permette une représentativité de l’ensemble des parties libanaises ». Précisant qu’il n’appartient pas « à la communauté internationale de se prononcer sur la nature de cette loi », M. Émié a souhaité que « ces élections se déroulent d’une manière libre, crédible, transparente, et sans ingérence ni interférence extérieures ».
Faisant part au président Lahoud de « la disponibilité de la France, avec l’Union européenne, la communauté internationale, les Nations unies et avec l’accord des autorités libanaises, à participer à un mécanisme d’observation internationale qui permette de s’assurer du bon déroulement de l’ensemble du processus électoral », M. Émié a rappelé à M. Lahoud l’attachement de son pays « à la mise en œuvre de la résolution 1595 (l’enquête sur l’assassinat de Hariri), à la mise en place, dans les meilleurs délais, de la commission d’enquête internationale et à la pleine coopération des parties concernées pour que la lumière soit faite, au plus vite, sur l’origine et les responsables » de l’attentat du 14 février. À la question de savoir pourquoi il revient à reconnaître le rôle du président de la République après l’avoir boycotté durant une longue période, M. Émié a répondu : « Je suis venu pour entretenir le dialogue avec les hautes autorités libanaises dans ce pays. J’avais un message à transmettre au président de la République, dont je viens de vous décrire les grandes lignes. Ce dialogue existe. Le président Lahoud est le président de la République libanaise. L’ambassadeur de France, accrédité auprès de lui, lui parle. »
Sur un autre plan, M. Émié a visité le ministre de la Justice Khaled Kabbani auquel il a exprimé l’attachement de la France « à la tradition démocratique et la tradition d’État de droit du Liban », et à « la résolution 1595 ».
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Soulignant que le Liban souhaite consolider ces relations dans les différents domaines, le général Lahoud a examiné avec son interlocuteur la situation actuelle au Liban et dans la région.
À l’issue de son entretien avec le chef de l’État, M. Émié a déclaré que « la formation d’un nouveau gouvernement qui s’est engagé à organiser des élections libres, transparentes et démocratiques, dans le respect des délais légaux », a été accueillie positivement. Il a insisté sur la nécessité que ces...