Monaco (3e) a la possibilité de revenir à un point de Lille (2e), son adversaire du soir, et de s’approcher de la 2e place du championnat, directement qualificative pour la Ligue des champions de football, demain, en match en retard de la 32e journée de Ligue 1.
«Si on perd ou on fait match nul, il sera très difficile de récupérer cette 2e place, explique le capitaine monégasque Julien Rodriguez, de retour de suspension. Mais si on gagne, tout est permis. On devra grappiller un point en quatre matches. »
Son coéquipier de la défense centrale, Sébastien Squillaci, estime que « désormais Monaco n’a plus de joker ». « C’est maintenant que se fait la différence, poursuit-il. Il faut gagner pour revenir dans la course. »
Pour cela, les hommes de Didier Deschamps devront battre une défense hermétique – la 2e de L1 avec 23 buts encaissés – et déséquilibrer une formation dont les joueurs ne cachent plus leurs ambitions avant ce choc.
« La pression sera sur les épaules monégasques », souligne le Nordiste Matt Moussilou, auteur de son premier but en professionnel il y a deux ans à Louis-II (1-1) et récidiviste la saison passée lors de la victoire lilloise en principauté (0-1).
« Faire le nul et les maintenir à quatre points serait une bonne chose », enchaîne le défenseur Grégory Tafforeau. « On n’est pas favoris, précise pour sa part l’entraîneur Claude Puel. Gagner à Strasbourg (2-1) permet d’aller à Monaco avec un joker. Mais si Monaco gagne, les compteurs seront remis à zéro. »
Match capital
Pour arriver à leurs fins, les Monégasques devront donc s’armer de patience car Brunel et ses coéquipiers n’ont pas l’intention de prendre beaucoup de risques. « Normalement, on aura la maîtrise du jeu, annonce Rodriguez. Lille sera regroupé. Mais, comme on ne sait pas être patient, on va aller de l’avant. On fournira du jeu à certaines périodes, puis, comme d’habitude, on baissera de régime. Il faudra savoir gérer ces temps faibles et démontrer une plus grande maîtrise collective. »
D’ailleurs, toute la semaine, Deschamps a axé son travail sur la capacité de ses joueurs à résoudre ce type de problèmes. En ne perdant pas de vue que les Monégasques, souvent mis en difficulté à domicile cette saison, se sont régulièrement retrouvés pour les grands rendez-vous.
À l’image de Jaroslav Plasil, ils admettent qu’ »il est plus facile de jouer Lille que Bastia ». La concentration est plus présente. « Et puis, on sent le public derrière nous, soutient Rodriguez. Dans les “petits matches”, on sent son impatience, l’ambiance devient négative et on se précipite. » Si le défenseur monégasque François Modesto prédit « une victoire 1-0 » avant de voir les siens fondre sur la 2e place, côté nordiste, on n’oublie pas qu’une victoire donnerait sept points d’avance sur Monaco et huit sur l’OM. « La Ligue des champions nous fait rêver, conclut Moussilou. C’est un match capital. »
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