Strasbourg-Caen : la finale de la Coupe de la Ligue de ce soir entre deux clubs luttant pour le maintien n’est certes pas l’affiche du siècle, mais cela reste une finale nationale dans un Stade de France complet avec comme enjeu une place en Coupe de l’UEFA.
«Qui dit que c’est une finale au rabais ? Les journalistes, les commentateurs... Nous, on a sorti Ajaccio, Monaco, Auxerre, Sochaux. Notre place, on ne la doit à personne, et Strasbourg a fait son parcours lui aussi. C’est une finale, un point c’est tout », s’énerve le Caennais Sébastien Mazure, quand on évoque l’absence de grands noms en finale.
Jacky Duguépéroux, l’entraîneur strasbourgeois, préfère, lui, jouer de l’humour : « C’est rare de voir autant de journalistes à l’entraînement. La dernière fois qu’il y avait autant de monde c’était plutôt pour des problèmes internes au club... »
À Caen, 19e et relégable, comme à Strasbourg, 14e à quatre points du premier relégable, on se refuse à résumer la question en ces termes. Chacun veut les deux et chacun pense qu’une victoire ce soir aurait des effets positifs dans l’optique du championnat et veut surtout profiter du grand jour. « Cette semaine, la finale ; lors des quatre prochaines journées, le maintien », affirme le capitaine du Stade Malherbe Frédéric Danjou.
« Cette finale, c’est de la pression positive. On a beaucoup à gagner. Cette finale, c’est du bonheur. Un bonheur qu’on vit pleinement. C’est important dans la carrière d’un joueur », résume Sébastien Mazure.
Strasbourg légèrement
favori
« Si on gagne j’apprécierai plus que la première fois d’ailleurs, je pense », conclut « Dugué », qui avait soulevé le même trophée en 1997 au Parc des Princes, avant de quitter son poste en raison de la privatisation du club au profit du groupe McCormack.
Sur le papier, Strasbourg part légèrement favori avec une situation en championnat bien plus favorable que Caen et une victoire 5 à 0 lors de leur dernière rencontre en L1. « Ce sera du 50-50. Caen n’est pas là par hasard. Nous, nous avons eu la chance de jouer la plupart des matches de Coupe de la Ligue à domicile (Strasbourg n’a remporté que le 1er tour à l’extérieur, 3-1 à Troyes/L2), face à Lille, Clermont et Saint-Étienne. Vu nos performances à l’extérieur cette saison, c’était mieux ! » estime le coach du Racing qui pourra compter sur le retour en forme de Mickaël Pagis, son meilleur buteur face à la plus mauvaise défense de la L1. Pagis a de plus l’expérience du rendez-vous, il disputera samedi sa 3e finale de Coupe de la Ligue (une gagnée, une perdue). Pour Strasbourg, une qualification européenne donnerait « un nouvel élan au club ».
Les Normands, qui ont effectué leur concentration à Clairefontaine dans les lits de l’équipe de France et sous les photos des stars du Mondial 1998, rêvent, eux, d’un exploit au Stade de France. « On va le découvrir en tant que joueurs », affirme Danjou, qui compte bien en garder un bon souvenir.
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