Un témoin dénonce de faux interrogatoires à Guantanamo
le 30 avril 2005 à 00h00
Les autorités de la base américaine de Guantanamo ont organisé de faux interrogatoires de détenus à l’intention d’hommes politiques et de généraux de passage afin de donner l’impression que des renseignements intéressants étaient régulièrement recueillis, a affirmé un ancien traducteur militaire employé dans le camp entre décembre 2002 et juin 2003. L’ancien sergent Erik Saar a déclaré que, d’après lui, sur les 600 détenus du camp, « seuls quelques dizaines » sont des « terroristes » et que l’on en tirait très peu d’informations. « Ils trouvaient un détenu dont ils savaient qu’il était coopératif. Ils demandaient à l’interrogateur de revenir sur une information » qu’il avait déjà donnée, a dit Saar en concluant qu’un « monde de fiction » était créé pour les visiteurs de marque. Le colonel David McWilliams, porte-parole du Commandement Sud américain, a réagi en disant que les militaires autorisaient les visites d’hommes politiques et d’autres personnalités qui ont besoin d’assister à des interrogatoires pour comprendre le processus. Mais, a-t-il souligné, « nous n’organisons pas d’interrogatoires pour les visites de VIP ».
Par ailleurs, le prochain code de conduite du ministère de la Défense américain sur le traitement des détenus dans les prisons militaires devrait interdire la détention de « prisonniers fantômes », non enregistrés, a indiqué jeudi un responsable du Pentagone. Ces nouvelles directives sont destinées à éviter la répétition de scandales comme celui de la prison irakienne d’Abou Ghraib.
Les autorités de la base américaine de Guantanamo ont organisé de faux interrogatoires de détenus à l’intention d’hommes politiques et de généraux de passage afin de donner l’impression que des renseignements intéressants étaient régulièrement recueillis, a affirmé un ancien traducteur militaire employé dans le camp entre décembre 2002 et juin 2003. L’ancien sergent Erik Saar a déclaré que, d’après lui, sur les 600 détenus du camp, « seuls quelques dizaines » sont des « terroristes » et que l’on en tirait très peu d’informations. « Ils trouvaient un détenu dont ils savaient qu’il était coopératif. Ils demandaient à l’interrogateur de revenir sur une information » qu’il avait déjà donnée, a dit Saar en concluant qu’un « monde de fiction » était créé pour les visiteurs de marque....
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