Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Joseph Ratzinger, membre malgré lui des Jeunesses hitlériennes

Le cardinal allemand Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI, confronté récemment par la presse britannique à son passage aux Jeunesses hitlériennes, n’a jamais démenti son enrôlement, soulignant qu’il avait eu lieu contre son gré. « Les Jeunesses hitlériennes sont devenues obligatoires par décret en 1939 (...) On ne peut rien lui reprocher. Ils devaient tous y aller à cette époque », a observé le professeur d’histoire contemporaine spécialiste de la dictature du IIIe Reich à la Freie Universitaet Berlin, Wolfgang Wippermann. « Comme enfant, il a grandi dans une famille antinazie. Il a été cependant obligé de rejoindre le mouvement de jeunesse hitlérien pendant la Deuxième Guerre mondiale », a déclaré le directeur et fondateur du Centre Simon Wiesenthal basé à Los Angeles, le rabbin Marvin. Né le 16 avril 1927 à Marktl am Inn, petit bourg du sud de la Bavière (Sud), Joseph Ratzinger avait cinq ans lors de l’arrivée au pouvoir de Hitler le 30 janvier 1933. Il a grandi dans une famille bavaroise très catholique et patriotique. Son père, gendarme, et sa mère étaient opposés aux nazis, sans toutefois leur avoir résisté de façon massive. En septembre 1939, lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Joseph Ratzinger a 12 ans. Depuis Pâques, il est interne au séminaire. Les Jeunesses hitlériennes proprement dites commençaient à 14 ans et s’arrêtaient à 18, mais dès l’âge de 10 ans, les enfants –garçons et filles – entraient dans le système. Du séminaire où il était, Joseph Ratzinger y a été inscrit contre son gré. En 1943, le jeune Ratzinger, 16 ans, a été incorporé comme tous les autres séminaristes de sa classe comme auxiliaire de la DCA (défense antiaérienne) à Munich (Sud). En septembre 1944, quand il atteint l’âge d’entrer dans l’armée, il doit travailler manuellement sous les ordres de la « légion autrichienne ». Il dira plus tard d’elle: « C’était des vieux nazis (...), des idéologues fanatiques qui nous tyrannisaient fortement. » « Une nuit, ils nous tirèrent du lit et nous rassemblèrent (...) cherchant des “volontaires” pour entrer dans les SS. J’avais la chance avec quelques autres de pouvoir dire que j’avais l’intention de devenir prêtre catholique », raconte-t-il dans son autobiographie. « Nous fûmes congédiés à coups d’insultes et de moqueries. Mais ces insultes avaient bon goût, car elles nous libéraient de la menace de nous porter soi-disant volontaires et de toutes les conséquences que cela impliquait », ajoute-t-il. En novembre, il suit un entraînement dans l’infanterie. Pour maladie, il est soustrait à la plupart des charges militaires. À l’approche des Alliés fin avril-début mai, le jeune Ratzinger, 18 ans, déserte l’armée. Quand ces derniers arrivent dans son village, ils établissent leur quartier général dans sa maison familiale. Joseph Ratzinger est identifié comme soldat et interné dans un camp de prisonniers de guerre, dont il est relâché le 19 juin 1945.
Le cardinal allemand Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI, confronté récemment par la presse britannique à son passage aux Jeunesses hitlériennes, n’a jamais démenti son enrôlement, soulignant qu’il avait eu lieu contre son gré. « Les Jeunesses hitlériennes sont devenues obligatoires par décret en 1939 (...) On ne peut rien lui reprocher. Ils devaient tous y aller à cette époque », a observé le professeur d’histoire contemporaine spécialiste de la dictature du IIIe Reich à la Freie Universitaet Berlin, Wolfgang Wippermann.
« Comme enfant, il a grandi dans une famille antinazie. Il a été cependant obligé de rejoindre le mouvement de jeunesse hitlérien pendant la Deuxième Guerre mondiale », a déclaré le directeur et fondateur du Centre Simon Wiesenthal basé à Los Angeles, le rabbin Marvin.
Né le 16 avril...