Un « musée du pain » est devenu une attraction touristique au Portugal, où le personnage qui symbolise l’indépendance nationale est une boulangère et où plus de cent sortes de pains différents sont recensés. Le bâtiment de trois étages, perché au sommet d’une colline à proximité de la ville de Seia, à 350 km au nord-est de Lisbonne, a accueilli plus de 300 000 visiteurs depuis son ouverture en septembre 2002. Des milliers de visiteurs ont également goûté à la cuisine du restaurant décoré d’artisanat local en pain verni, qui surplombe les paysages de la Serra da Estrela, la plus haute chaîne montagneuse du Portugal, qui abrite l’unique station de ski. Seul le musée des coches à Lisbonne, où sont exposés les carrosses royaux du XVIIe au XIXe siècle, ou le musée d’art contemporain de Serralves à Porto (nord) ont attiré plus de visiteurs durant cette période. « Le pain fait partie de notre vie de tous les jours, tout le monde mange du pain, ça intéresse les gens », a indiqué à l’AFP la porte-parole du musée, Leonor Oliveira, qui souligne qu’il n’existe qu’un seul autre musée du pain en Allemagne. Les Portugais sont les premiers amateurs, suivis des Espagnols, des Français, des Danois et des Néerlandais. Les groupes scolaires forment les gros bataillons de visiteurs. Le musée, qui s’étend sur 3500 m2, montre les traditions les plus anciennes de fabrication du pain, depuis les outils utilisés pour moissonner le blé jusqu’aux chansons accompagnant le broyage des grains. Dans une section pour enfants, des marionnettes de mie de pain expliquent comment était fait le pain. « Les enfants repartent complètement couverts de farine », dit la guide touristique Dina Cruz. Le pain, cuit dans des fours en brique ou en pierre, à croûte sombre et mie moelleuse ou à base de farine de maïs, continue d’être très présent dans le régime alimentaire des Portugais. Il joue un tel rôle dans la psychologie nationale que le premier tract légal distribué par un parti après la « révolution des œillets », qui a mis fin à la dictature salazariste en 1974, mentionnait le pain avant la liberté. Ce tract du parti communiste, dont une reproduction figure au musée, « saluait le peuple du sud du pays dans sa lutte pour le pain, l’indépendance nationale et la paix ». Le musée retrace aussi la légende de la boulangère d’Aljubarrota, censée avoir mis en fuite les envahisseurs espagnols en 1385, armée d’une grande cuillère en bois utilisée pour faire le pain. Des expositions régulières continuent d’attirer les visiteurs : à Pâques, le musée a ainsi montré les bustes des 34 rois portugais sculptés dans de la pâte à pain.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un « musée du pain » est devenu une attraction touristique au Portugal, où le personnage qui symbolise l’indépendance nationale est une boulangère et où plus de cent sortes de pains différents sont recensés. Le bâtiment de trois étages, perché au sommet d’une colline à proximité de la ville de Seia, à 350 km au nord-est de Lisbonne, a accueilli plus de 300 000 visiteurs depuis son ouverture en septembre 2002. Des milliers de visiteurs ont également goûté à la cuisine du restaurant décoré d’artisanat local en pain verni, qui surplombe les paysages de la Serra da Estrela, la plus haute chaîne montagneuse du Portugal, qui abrite l’unique station de ski. Seul le musée des coches à Lisbonne, où sont exposés les carrosses royaux du XVIIe au XIXe siècle, ou le musée d’art contemporain de Serralves à Porto...