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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro soutenu par un accès de faiblesse du dollar

L’euro est parvenu hier à franchir allègrement le seuil de 1,30 $, pour la première fois depuis près d’un mois sur les marchés des changes, alors que les perspectives peu encourageantes pour l’économie US faisaient reculer le billet vert face aux autres grandes monnaies. Cet accès de faiblesse du dollar est venu au lendemain de la réunion du groupe des Sept qui s’est tenue ce week-end à Washington et qui a lancé un sévère avertissement à la Chine pour qu’elle introduise la flexibilité au taux de change de sa monnaie. Ce développement exprimant l’inquiétude des États-Unis, qui ont jugé « injuste » la sous-évaluation du yuan qui donne aux exportations chinoises une compétitivité accrue, a donc ramené l’attention des marchés sur le déficit des comptes courants US, et mis le dollar sous pression face aux autres principales monnaies dont l’euro. Cela d’autant que ce déficit des comptes courants US s’est creusé à 187,9 milliards $ au 4e trimestre 2004 et semble s’aggraver davantage au 1er trimestre 2005. Cela étant, l’hypothèse d’un relèvement accéléré des taux d’intérêt aux États-Unis sur fond de pressions inflationnistes a été reléguée au second plan comme en témoigne la réaction des marchés hier à une déclaration à ce sujet de Susan Bies, l’un des gouverneurs de la Fed. L’annonce par celle-ci que les autorités monétaires US doivent surveiller de plus près les indices mesurant l’évolution des prix aux États-Unis, même si l’inflation sous-jacente devrait rester basse, n’a guère retenu l’attention des opérateurs à la veille de la publication des deux indices des prix à la production aujourd’hui et à la consommation demain. De l’avis des analystes, toute inflation qui ne serait pas le résultat d’une croissance forte n’inciterait pas la Fed à agir. Au contraire, un ralentissement sensible de la croissance US pourrait même l’obliger à suspendre tout à fait sa politique de resserrement monétaire, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Dans ces conditions, il n’était guère surprenant que l’euro continuait sur sa lancée de la fin de la semaine dernière, se négociant finalement à New York sur un ton ferme à 1,3015 $ contre 1,2915 $ vendredi, en nouvelle et sensible hausse de 0,77 %. Les Bourses dans la tourmente La Bourse US était mitigée hier, partagée entre des velléités de rebond après plusieurs séances de pertes importantes et les inquiétudes à propos de la croissance économique. Pourtant, les prévisions des entreprises continuaient de gouverner l’orientation de la cote, alors que les résultats trimestriels publiés hier (hausse de 12 % des bénéfices de 3 millions et 75 % de ceux de la Bank of America au 1er trimestre) n’ont guère impressionné les investisseurs. Ceux-ci ayant estimé devoir attendre la publication cette semaine de plusieurs indicateurs économiques et de résultats d’autres sociétés avant de prendre de nouvelles initiatives. Quant aux Bourses européennes, elles ont vécu hier une autre journée noire en raison d’inquiétudes sur la croissance économique US. Les tensions sino-japonaises et la rentabilité des valeurs technologiques après les mauvais résultats d’IBM ont également douché les marchés du Vieux Continent. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere sont reparties à la hausse, clôturant à 9,14 $ contre 8,99 $ et à 9,08 $ contre 8,76 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro est parvenu hier à franchir allègrement le seuil de 1,30 $, pour la première fois depuis près d’un mois sur les marchés des changes, alors que les perspectives peu encourageantes pour l’économie US faisaient reculer le billet vert face aux autres grandes monnaies. Cet accès de faiblesse du dollar est venu au lendemain de la réunion du groupe des Sept qui s’est tenue ce week-end à Washington et qui a lancé un sévère avertissement à la Chine pour qu’elle introduise la flexibilité au taux de change de sa monnaie. Ce développement exprimant l’inquiétude des États-Unis, qui ont jugé « injuste » la sous-évaluation du yuan qui donne aux exportations chinoises une compétitivité accrue, a donc ramené l’attention des marchés sur le déficit des comptes courants US, et mis le dollar sous pression face...