Lyon et la Juventus Turin, contraints d’aller chercher la qualification après des résultats plutôt décevants à l’aller, sont prêts à relever le défi, respectivement sur le terrain du PSV Eindhoven et à domicile face à Liverpool, mercredi en quarts de finale retour de la Ligue des champions de football.
Si pour la Juve, battue 2-1 en Angleterre la semaine dernière, un renversement de tendance n’aurait pas forcément valeur d’exploit, le triple champion de France en titre, tenu en échec par les Néerlandais (1-1), a, lui, rendez-vous avec son histoire sur la pelouse du Philips Stadion.
Déjà quart de finaliste de la C1 l’an dernier, l’OL joue là une qualification inédite dans le dernier carré de la plus prestigieuse des compétitions continentales de clubs.
En outre, à défaut de miracle, le nul de Gerland oblige les Lyonnais, en passe de conquérir un quatrième titre national, à réaliser à Eindhoven une performance susceptible d’entrer dans la mémoire du football français.
« Marquer son histoire »
Une donnée dont les joueurs de Paul Le Guen ont conscience. « Nous avons participé à l’évolution du club et nous pouvons marquer son histoire », souligne le milieu de terrain brésilien, Juninho, arrivé sur les bords du Rhône en 2001.
Surtout, après être parvenu à accorder un peu de repos à certains cadres, samedi à l’occasion d’un déplacement à Nantes en championnat (2-2), l’OL veut croire en sa force et en son destin.
« Le résultat de l’aller nous a un peu refroidis mais tout le monde ici est convaincu que le potentiel de l’OL est supérieur à celui du PSV », assure le gardien Grégory Coupet, qui se dit même « persuadé de la qualification ».
Pourtant, le PSV, comme le prouve sa prestation de l’aller, reste tout sauf un adversaire mineur. Dominateur tout comme Lyon de son championnat, il s’est à nouveau baladé le week-end dernier, face à Den Bosch, la lanterne rouge (3-0).
À Turin, l’enjeu pour la Juve, habituée à pousser loin son parcours en Europe, est à première vue plus modeste. Mais, d’une autre manière, la formation turinoise invoque aussi l’histoire au moment d’appréhender ce quart de finale retour.
Ainsi, le site Internet du club rappelle-t-il que la Juve s’est déjà retrouvée vingt fois, en coupe d’Europe, en position de recevoir après avoir perdu la manche aller. Et qu’elle s’est qualifiée à treize reprises.
Cissé sur le banc
Mal embarqué à Anfield Road après un début de match calamiteux (0-2), le club italien a rattrapé le coup avec le précieux but de Cannavaro.
« Il ne faudra pas dormir pendant la première demi-heure, cette fois. Car il faut marquer, c’est vrai, mais également ne pas prendre de but », juge Pavel Nedved, le Ballon d’or 2003, touché au dos contre la Fiorentina (3-3) samedi mais qui devrait tenir sa place.
David Trezeguet, en revanche, a de nouveau ressenti mardi à l’entraînement une douleur à sa cheville blessée contre Israël le 30 mars avec l’équipe de France, et est forfait pour mercredi.
Côté anglais, l’effectif est certes décimé, avec notamment le forfait du maître à jouer, Steven Gerrard, touché aux adducteurs. Mais la bonne nouvelle vient du retour sur le banc de Djibril Cissé, un peu moins de six mois après sa fracture de la jambe gauche.
Enfin, comme mardi dernier sur les bords de la Mersey, le souvenir du drame du Heysel, en marge de la finale 1985 entre les deux équipes, flotte bien sûr autour de ce match retour. Dans la crainte d’éventuels débordements, la sécurité sera d’ailleurs très renforcée dans et autour du stade Delle Alpi de Turin.
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