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Actualités - Chronologie

Adel Abdel-Mahdi, un ex-maoïste repenti (Photo)

Le chiite Adel Abdel-Mahdi, qui est devenu hier vice-président irakien, est un ancien maoïste, devenu partisan de la révolution iranienne et le héraut aujourd’hui de l’économie de marché et de la décentralisation. Même si son action au ministère des Finances a été perturbée par la violence, M. Abdel-Mahdi, 62 ans, a réussi à obtenir de la communauté internationale l’annulation d’une grande partie de la dette irakienne. Petit, brun, lesté par un large embonpoint, la barbe courte, il est un des principaux dirigeants du Conseil supérieur de la Révolution islamique en Irak (CSRII), un parti fondamentaliste qui a été longtemps soutenu par l’Iran. Mais durant sa jeunesse, il a été à l’autre extrémité de l’échiquier politique. En 1969, il se rend en France et s’installe à Poitiers, où il obtient un doctorat d’économie. « Je suis devenu maoïste, mais je n’ai jamais renié la religion », explique-t-il. Il quitte ensuite la France pour l’Iran après la révolution islamique de l’ayatollah Khomeyni au début de 1980 puis revient à Poitiers en 1982 avant de devenir représentant du CSRII dans le Kurdistan autonome, entre 1992 et 1996. Ce père de quatre enfants, qui ont tous la nationalité française, revient à Bagdad après la chute du régime de Saddam Hussein au printemps 2003. Nommé ministre des Finances dans le gouvernement intérimaire du Premier ministre Iyad Allaoui en juin 2004, il se fait le chantre de l’économie de marché, rompant avec le système dirigiste pratiqué à l’époque de Saddam Hussein.
Le chiite Adel Abdel-Mahdi, qui est devenu hier vice-président irakien, est un ancien maoïste, devenu partisan de la révolution iranienne et le héraut aujourd’hui de l’économie de marché et de la décentralisation.
Même si son action au ministère des Finances a été perturbée par la violence, M. Abdel-Mahdi, 62 ans, a réussi à obtenir de la communauté internationale l’annulation d’une grande partie de la dette irakienne. Petit, brun, lesté par un large embonpoint, la barbe courte, il est un des principaux dirigeants du Conseil supérieur de la Révolution islamique en Irak (CSRII), un parti fondamentaliste qui a été longtemps soutenu par l’Iran.
Mais durant sa jeunesse, il a été à l’autre extrémité de l’échiquier politique. En 1969, il se rend en France et s’installe à Poitiers, où il obtient un...