À suivre cette semaine :
Du rififi chez Morgan Stanley
le 04 avril 2005 à 00h00
Par l’équipe des marchés de FFA
Depuis quelques années déjà, les grandes banques d’investissements anglo-saxonnes, mais aussi les plus feutrés des établissements helvétiques sont connus pour être des paniers de crabes où les enjeux de pouvoir et d’argent sont le quotidien des comités exécutifs et autres comités de surveillance. Ces luttes au sommet sont alimentées par le fait que les actionnariats de ces monstres de la finance mondiale sont, en général, très dilués.
Récemment, un groupe de cadres de haut niveau a tenté un coup d’État, officiel et médiatisé, contre le PDG de Morgan Stanley Philip Purcell, remettant en question la stratégie de ce dernier et son insistance à maintenir au sein du groupe des entités dont les métiers sont différents du métier initial de Morgan Stanley, en particulier les cartes de crédit Discovery, la gestion de fonds et le courtage (Dean Witter).
Si M. Purcell a gagné la première manche en s’assurant le soutien de son conseil d’administration, la lutte semble devoir continuer et affaiblir la position de Morgan Stanley face à des prédateurs potentiels. Le marché a, de ce fait, réagi positivement la semaine dernière, l’action passant brutalement de 54 à 57 dollars. Certains soupçonnent qu’une telle vente serait l’agenda caché des opposants qui détiennent, réunis, environ 11 millions d’actions. À la possibilité d’une offre d’achat d’un prédateur de la place – on cite déjà HSBC et Wachovia – tenté de tirer profit de l’affaiblissement du président pour réussir une OPA à bon compte, s’ajoute la possibilité de la cession volontaire des entités Dean Witter et Discovery. L’activité courtage est estimée à elle seule à 11 milliards de dollars.
Globalement, certains analystes estiment que, vendue en appartements ou en un bloc, la valeur réelle des actions de Morgan Stanley devrait être de 75 - 80 dollars.
Depuis quelques années déjà, les grandes banques d’investissements anglo-saxonnes, mais aussi les plus feutrés des établissements helvétiques sont connus pour être des paniers de crabes où les enjeux de pouvoir et d’argent sont le quotidien des comités exécutifs et autres comités de surveillance. Ces luttes au sommet sont alimentées par le fait que les actionnariats de ces monstres de la finance mondiale sont, en général, très dilués.
Récemment, un groupe de cadres de haut niveau a tenté un coup d’État, officiel et médiatisé, contre le PDG de Morgan Stanley Philip Purcell, remettant en question la stratégie de ce dernier et son insistance à maintenir au sein du groupe des entités dont les métiers sont différents du métier initial de Morgan Stanley, en particulier...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.