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Actualités - Chronologie

ÉTATS-UNIS La croissance américaine reste inchangée à 3,8 % au 4e trimestre

La croissance américaine a atteint 3,8 % au 4e trimestre 2004 (en rythme annuel), un niveau inchangé par rapport à la précédente estimation, qui reflète le rôle toujours moteur de la consommation et le regain de confiance des entreprises, a indiqué hier le département du Commerce. Cette ultime révision du produit intérieur brut (PIB) a un peu déçu les analystes qui tablaient sur une réévaluation à 4 %, ce qui aurait ramené la croissance à son niveau du 3e trimestre. Pour l’ensemble de l’année 2004, le département du Commerce a également laissé inchangée à 4,4 % son estimation de la croissance, après 3 % en 2003. Cette hausse, la plus forte depuis 1999, marque le redressement de l’économie américaine après plusieurs années d’incertitude. Les marchés n’ont quasiment pas réagi à cet indice qui se base sur des données collectées entre octobre et décembre de l’année dernière. L’absence de révision de la croissance au 4e trimestre s’explique par le fait que le département du Commerce n’a procédé qu’à des ajustements mineurs. « De petites révisions à la hausse des exportations et des achats de biens durables par les consommateurs ont été équilibrées par une révision à la baisse des stocks constitués par les entreprises », a indiqué le ministère. Les dépenses de consommation ont tiré la croissance au même rythme que dans la précédente estimation (+4,2 %), avec une petite accélération pour les achats de biens durables comme les voitures par exemple (+3,9 % au lieu de +3,1 %). Les dépenses des consommateurs restent donc le premier moteur de la croissance américaine, même si elles ont ralenti depuis le trimestre précédent (+5,1 %). Les entreprises ont confirmé leur retour sur le devant de la scène, alors que l’expiration d’incitations fiscales fin 2004 incitait sans doute aux dépenses, avec des investissements en progression de 14,5 % (au lieu de 14 %). La révision à la hausse a concerné aussi bien les équipements (+18,4 % au lieu de +18 %) que les infrastructures (+2,1 % au lieu de +1,2 %). C’est une accélération par rapport au trimestre précédent (+13 %), qui traduit un regain de confiance parmi les entreprises, et beaucoup d’analystes espèrent qu’il se répercutera aussi sur l’emploi. Les chiffres du chômage de mars seront publiés demain et Wall Street s’attend à 220 000 créations d’emplois contre 262 000 en février. Dans le même temps les stocks des entreprises ont moins augmenté que prévu (+47,2 milliards de dollars), ce qui a ajouté 0,46 point à la croissance. La demande finale (le PIB moins les stocks) a ainsi progressé de 3,4 % au quatrième trimestre, contre une estimation de +3,2 % précédemment.
La croissance américaine a atteint 3,8 % au 4e trimestre 2004 (en rythme annuel), un niveau inchangé par rapport à la précédente estimation, qui reflète le rôle toujours moteur de la consommation et le regain de confiance des entreprises, a indiqué hier le département du Commerce.
Cette ultime révision du produit intérieur brut (PIB) a un peu déçu les analystes qui tablaient sur une réévaluation à 4 %, ce qui aurait ramené la croissance à son niveau du 3e trimestre.
Pour l’ensemble de l’année 2004, le département du Commerce a également laissé inchangée à 4,4 % son estimation de la croissance, après 3 % en 2003. Cette hausse, la plus forte depuis 1999, marque le redressement de l’économie américaine après plusieurs années d’incertitude.
Les marchés n’ont quasiment pas réagi à cet indice qui se...