Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro en légère hausse après le PIB américain

L’euro a repris un peu du terrain au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après la publication de la dernière estimation du PIB américain au 4e trimestre. La croissance a atteint 3,8 % en rythme annuel pendant cette période, soit un niveau inchangé par rapport à la précédente estimation, a indiqué le département US du Commerce. Cette ultime révision du PIB américain a un peu déçu les économistes qui tablaient sur une réévaluation à 4 %, ce qui aurait ramené la croissance à son niveau du 3e trimestre. Le marché, qui espérait des données susceptibles d’encourager la Fed d’accélérer sa politique de resserrement monétaire, a donc réagi à ce maintien de la croissance US à 3,8 % au 4e trimestre par une certaine propension aux prises de bénéfices sur le dollar. Mais si la croissance n’a pas été révisée à la hausse, les données de l’inflation l’ont été. À cet égard, les prix se sont un peu plus accélérés que prévu au 4e trimestre à 2,3 %, au lieu de 2,1 % lors d’une précédente estimation, contre 1,4 % au 3e trimestre. Mais ce léger regain de l’inflation n’est pas susceptible d’encourager la Fed dans une politique de hausse accélérée des taux d’intérêt car il lui faudrait l’assurance que l’économie US est en bonne santé et qu’une politique monétaire agressive ne nuirait pas à la reprise économique. Mais comme on n’a pas eu une forte croissance associée à une hausse des prix, les cambistes ont estimé hier devoir rester sur la défensive en manipulant leurs positions de change. Cela étant, l’euro est resté pratiquement bien entouré sans pour autant parvenir à préserver ses gains de la matinée, dans l’attente de la publication demain des chiffres de l’emploi aux États-Unis en mars. À cet égard, il y a un risque que si ces chiffres sont supérieurs aux attentes, le taux de l’euro face au dollar se trouvera techniquement surestimé, ce qui pourrait entraîner des rachats du billet vert. En effet, l’euro, qui avait atteint 1,2985 $ dans la journée, a dû l’achever finalement à New York sur un ton hésitant à 1,2930 $ contre 1,2920 $ la veille, réduisant ses gains de 0,50 % à 0,08 %. Wall Street dopée par la chute du pétrole La Bourse US a rebondi hier après son net déclin de la veille, soutenue notamment par le repli des prix pétroliers et les bons résultats chez Micron Technology. Celui-ci a enregistré un bénéfice net de 118 mls $ au 2e trimestre 2005 contre une perte de 28 mls $ un an plus tôt. De ce fait, les opérateurs ont ignoré le chiffre décevant de la croissance US au 4e trimestre ainsi que l’enquête dont fait l’objet l’assureur AIG et les difficultés de General Motors et ont procédé à une chasse aux bonnes affaires. En revanche, les Bourses européennes ont clôturé en baisse sur des ventes bénéficiaires, le marché ayant manqué de nouvelles d’entreprises pour trouver du souffle. Les valeurs financières et pétrolières ont été les plus malmenées avec les compagnies d’aviation. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a bénéficié de quelques achats à bon compte, permettant aux actions A et B de progresser de 8,90 $ à 8,96 $ et de 8,85 $ 8,95$ respectivement. Élie KAHWAGI
L’euro a repris un peu du terrain au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après la publication de la dernière estimation du PIB américain au 4e trimestre. La croissance a atteint 3,8 % en rythme annuel pendant cette période, soit un niveau inchangé par rapport à la précédente estimation, a indiqué le département US du Commerce. Cette ultime révision du PIB américain a un peu déçu les économistes qui tablaient sur une réévaluation à 4 %, ce qui aurait ramené la croissance à son niveau du 3e trimestre. Le marché, qui espérait des données susceptibles d’encourager la Fed d’accélérer sa politique de resserrement monétaire, a donc réagi à ce maintien de la croissance US à 3,8 % au 4e trimestre par une certaine propension aux prises de bénéfices sur le dollar. Mais si la croissance n’a...