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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Rechute de l’euro

L’euro a continué de battre en retraite pour retomber à son plus bas niveau depuis le 11 février face au dollar sur des marchés des changes très calmes en raison du long week-end pascal en Europe. Il n’y a rien de nouveau, selon les cambistes. C’est une continuation de ce qu’on a vu depuis mardi dernier, quand la Fed avait décidé de relever son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 2,75 % pour enrayer les pressions inflationnistes aux États-Unis, fait-on savoir dans ces mêmes milieux. De plus, les commentaires, qui avaient accompagné cette décision, laissant croire à une accélération de la politique de resserrement monétaire de la Fed, ne cessent de redonner de l’élan au billet vert. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que les prix à la production et à la consommation aux États-Unis ont progressé de 0,4 % en février sur janvier. Le thème des taux d’intérêt est devenu donc à la mode en ce moment, remplaçant celui des déficits jumeaux (commercial et budgétaire US ) qui avait été largement anticipé avant la réunion de la Fed mardi dernier. En outre, l’inquiétude exprimée par les ministres japonais et français des Finances face à la faiblesse du dollar et l’annonce qu’ils ont décidé d’évoquer cette question lors de la prochaine réunion du Groupe des sept pays les plus industrialisés (G7) le 16 avril à Washington en marge de l’assemblée générale du FMI et de la Banque mondiale, ont également agi au passif de l’euro. Cela étant, les assurances du président français Jacques Chirac depuis Tokyo que l’assouplissement du Pacte de stabilité monétaire de l’Union européenne, décidé la semaine dernière, ne nuisait pas à la crédibilité de l’euro sont passées comme inaperçues. Certes, le marché de la monnaie unique est resté techniquement poussé vers le bas, indique-t-on dans les milieux cambistes. En effet, l’euro devait se négocier finalement à New York sur un ton toujours faible à 1,2880 $ contre 1,2940 $ jeudi dernier, en nouvelle baisse de 0,46 %. Wall Street soutenue par le repli du pétrole La Bourse US a renoué avec la hausse hier, rebondissant après ses pertes de la semaine dernière. Elle a profité surtout du repli des prix pétroliers qui a aidé un marché qui était très survendu. Du côté des entreprises, le n° 1 mondial de l’assurance AIG, qui passe actuellement en revue une comptabilité jugée suspecte par la SEC et qui aurait identifié des erreurs pouvant s’élever jusqu’à 3 milliards $, a gagné du terrain ainsi que les autres sociétés du secteur. En outre, la fusion entre Sears et Kmart, devenue effective depuis jeudi dernier, et la nouvelle entité issue de cette fusion ont soutenu le compartiment de la distribution. Il en est de même du consortium conduit par les fonds Silver Lake Partners et Bain Capital, qui a signé un accord de 11,3 milliards $ pour l’achat de SunGard Data Systems (logiciels), par rapport aux technologiques. Les Bourses européennes et le marché libanais des valeurs mobilières ont été fermés depuis vendredi dernier en raison du long week-end de Pâques. Élie KAHWAGI

L’euro a continué de battre en retraite pour retomber à son plus bas niveau depuis le 11 février face au dollar sur des marchés des changes très calmes en raison du long week-end pascal en Europe. Il n’y a rien de nouveau, selon les cambistes. C’est une continuation de ce qu’on a vu depuis mardi dernier, quand la Fed avait décidé de relever son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 2,75 % pour enrayer les pressions inflationnistes aux États-Unis, fait-on savoir dans ces mêmes milieux. De plus, les commentaires, qui avaient accompagné cette décision, laissant croire à une accélération de la politique de resserrement monétaire de la Fed, ne cessent de redonner de l’élan au billet vert. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que les prix à la production et à la...