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Changes et Bourses Léger effritement de l’euro après la décision de la Fed

L’euro s’est légèrement effrité face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après la décision de la Fed de relever son principal taux directeur de 2,50 % à 2,75 %, les opérateurs ayant largement anticipé la veille cette décision. Cela d’autant qu’on a relevé une certaine déception après le communiqué qui a suivi cette mesure car il a contenu toujours la mention « à un rythme mesuré » utilisée depuis plusieurs réunions pour qualifier la croissance de l’économie US (voir par ailleurs). De l’avis des analystes, le maintien de cette petite phrase n’ouvrirait pas la porte à un resserrement monétaire accéléré de la Fed, c’est-à-dire à des relèvements agressifs des taux favorables au billet vert. La Fed, qui a donc choisi d’agir avec prudence pour ne pas compromettre la croissance économique tout en s’inquiétant de l’inflation, n’a pas permis au dollar de se reprendre beaucoup. L’euro avait d’ailleurs commencé à grappiller un peu du terrain plus tôt dans la journée, après la publication de l’indice des prix à la production aux États-Unis. Celui-ci a progressé de 0,4 % en février contre 0,3 % en janvier et de 0,1 % hors énergie et alimentation contre 0,8 % pendant la même période malgré la hausse de 1,4 % des prix du pétrole. Cette augmentation modeste de l’indice « central », qui a correspondu à la moyenne des estimations des économistes (+0,3 %), a contribué aussi à dissiper les craintes de pressions inflationnistes excessives. Du coup, plusieurs cambistes, qui s’attendaient à des signes plus probants de pressions inflationnistes, ont eu des doutes sur la teneur du communiqué de la Fed même avant sa publication et se sont mis à rééquilibrer leurs positions de change en fonction de ce développement. L’euro, qui a échappé aux pressions, avant et après la décision de la Fed sur les taux d’intérêt, est parvenu ainsi à se négocier finalement à New York à 1,3085 $ contre 1,3165 $ la veille, en nouveau repli de 0,61 % seulement. Coup de froid sur Wall Street La Bourse US est retombée hier après la décision de la Fed, bien que le langage du communiqué qui l’a suivie n’ait pas beaucoup changé. Mais les craintes que la Fed pourrait devenir plus agressive dans sa politique monétaire a incité certains opérateurs à se désengager sur le marché des actions. La hausse de 0,2 % des ventes des grands magasins aux États-Unis la semaine dernière et l’annonce d’une fusion entre Procter & Gamble et Gillette d’ici à l’automne 2005 ne devaient avoir aucun impact positif sur la cote. Pourtant, les Bourses européennes ont toutes fini en hausse avant le changement de tendance à Wall Street plus tard. La fermeté du dollar face à l’euro semble expliquer cette orientation ainsi que la détente des prix pétroliers. En outre, le relèvement de la recommandation de S & P sur Sanofi-Aventis et de JP Morgan sur les groupes de services publics européens a également soutenu le marché. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée hier entre la hausse des actions A de Solidere de 9,02 $ à 9,06 $ et la baisse des actions B de 9 $ à 8,99 $. Élie KAHWAGI


L’euro s’est légèrement effrité face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après la décision de la Fed de relever son principal taux directeur de 2,50 % à 2,75 %, les opérateurs ayant largement anticipé la veille cette décision. Cela d’autant qu’on a relevé une certaine déception après le communiqué qui a suivi cette mesure car il a contenu toujours la mention « à un rythme mesuré » utilisée depuis plusieurs réunions pour qualifier la croissance de l’économie US (voir par ailleurs). De l’avis des analystes, le maintien de cette petite phrase n’ouvrirait pas la porte à un resserrement monétaire accéléré de la Fed, c’est-à-dire à des relèvements agressifs des taux favorables au billet vert. La Fed, qui a donc choisi d’agir avec prudence pour ne pas compromettre la...