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Harb pour les limogeages et contre la démission du président

Le député Boutros Harb, pôle opposant, insiste sur la mise à pied des cadres des services de sécurité ou de renseignements, suite aux défaillances accompagnant l’assassinat du président Hariri. Mais il ne juge pas utile de réclamer, comme d’autres, le départ du chef de l’État. Et il indique à ce propos que l’opposition en tant que telle n’y songe pas, pour le moment. Dans des déclarations télévisées, le parlementaire enfonce le clou : les cadres visés mais aussi, dit-il, le ministre sortant de la Justice Adnane Addoum, ont failli à leurs devoirs. Et du fait de la domination qu’ils exercent sur le parquet, il devient impossible de faire la lumière sur l’attentat. Le député interpelle les autorités : le maintien des responsables qu’il incrimine est-il plus important que l’unité du pays, son devenir et la vérité ? Il répète que depuis la mainmise syrienne, la vie politique a été torpillée, les libertés bridées, par le truchement des services de sécurité locaux. Qui exécutaient les directives syriennes visant, selon lui, à bafouer les droits de l’homme, à opprimer, à menacer les Libanais, pour mettre les institutions sous pression. Toujours d’après le député du Batroun, les cadres de ces services n’avaient qu’à notifier le Conseil des ministres, ou la Chambre, des mesures à prendre pour être suivis à la lettre. Il rappelle l’affaire de la refonte du code de procédure pénale, dans laquelle, sur injonction, la Chambre s’était dédite. Pour Harb, le départ des Syriens et de leurs services doit entraîner un réexamen du statut des services libanais qui leur servaient de courroie de transmission. C’est pourquoi, en sus des défaillances dans l’attentat qui a coûté la vie au président Hariri, à ses compagnons et à des particuliers, il faut, toujours selon Harb, mettre les cadres de ces organismes à l’écart sans plus tarder. Parce qu’autrement, ils feraient des pieds et des mains pour s’opposer au projet visant à changer l’État afin d’insuffler à ce pays une véritable vie démocratique. Par ailleurs, Harb croit savoir que le comité onusien de suivi de l’enquête s’est heurté à des manœuvres d’obstruction. Et qu’il aurait relevé des infractions dans la conduite des investigations. Comme le fait que des voitures du convoi visé aient été retirées aussitôt du site de l’explosion. Il soutient, en tant que juriste, que la manière adoptée constitue autant un scandale qu’une catastrophe. Cependant, toujours en sa qualité de juriste, Harb, en réponse à une question, soutient qu’il serait difficile pour une commission internationale d’enquête d’interroger des présidents ou des ministres libanais. Car, à son avis, cela nécessiterait une révision de la Constitution qui n’est pas possible dans les circonstances présentes. Il ajoute que plus tard, après formation d’un nouveau cabinet, il serait tout de même loisible, le cas échéant, d’engager des poursuites contre toute personne dont la responsabilité pénale paraîtrait engagée. En tout cas, toujours selon Harb, les opposants restent encore sous la menace. Il souligne que des vexations multiples et autant d’entraves ont été signalées lundi, dont la saisie de nombre de véhicules pour entraver la grande manifestation. Harb conclut sur une note de ferme espoir : des points essentiels sont désormais acquis à travers le départ des Syriens. Cela malgré la provocation que constitue, aux yeux de l’opposition, la nomination de Omar Karamé.
Le député Boutros Harb, pôle opposant, insiste sur la mise à pied des cadres des services de sécurité ou de renseignements, suite aux défaillances accompagnant l’assassinat du président Hariri. Mais il ne juge pas utile de réclamer, comme d’autres, le départ du chef de l’État. Et il indique à ce propos que l’opposition en tant que telle n’y songe pas, pour le moment.
Dans des déclarations télévisées, le parlementaire enfonce le clou : les cadres visés mais aussi, dit-il, le ministre sortant de la Justice Adnane Addoum, ont failli à leurs devoirs. Et du fait de la domination qu’ils exercent sur le parquet, il devient impossible de faire la lumière sur l’attentat. Le député interpelle les autorités : le maintien des responsables qu’il incrimine est-il plus important que l’unité du pays, son devenir...