Nucléaire
Poursuite des négociations UE-Iran malgré l’intransigeance de Téhéran
le 10 mars 2005 à 00h00
Responsables européens et iraniens se sont rencontrés pour la deuxième journée consécutive, hier à Genève, dans le cadre des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran, alors que l’Iran a rejeté catégoriquement une demande européenne d’abandonner son programme d’enrichissement d’uranium, suspendu depuis novembre 2004. Selon un diplomate proche du dossier, les négociateurs ont abordé le vif du sujet, c’est-à-dire le nucléaire, après avoir parlé mardi des possibilités de coopération politique. Un diplomate européen a admis de son côté que les discussions « étaient certes difficiles ». Mais, a-t-il expliqué, « les Iraniens attendront la toute dernière minute, voire les dernières secondes » pour faire des concessions. Selon des experts de la non-prolifération, il faudra sans doute attendre l’élection présidentielle iranienne du 17 juin pour avoir un accord.
Les renseignements US sont insuffisants
Parallèlement, un rapport qui doit être remis au président Bush fin mars affirme que la qualité des renseignements US sur le programme nucléaire iranien est insuffisante pour établir un jugement solide, selon le New York Times. Les données sont décrites comme particulièrement préoccupantes et « scandaleuses » par des personnes ayant été informées sur le contenu du rapport, qui est également critique à l’égard des renseignements US sur la Corée du Nord.
La démocratie ne s’importe pas avec des avions militaires, affirme Ebadi
L’avocate iranienne lauréate du prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, a déclaré hier qu’on ne pouvait « pas importer la démocratie avec des avions militaires », lors de sa visite à l’Assemblée nationale française. « Nous avons effectivement des problèmes de droits de l’homme et de démocratie, mais ceci ne peut pas être un permis pour attaquer notre pays. Arriver à implanter la démocratie en Iran, c’est la responsabilité du peuple iranien », a déclaré Mme Ebadi devant le groupe socialiste, en évoquant les pressions américaines sur l’Iran. Elle a également demandé à « l’Europe de ne pas immoler la démocratie sur l’autel des intérêts économiques ».
Responsables européens et iraniens se sont rencontrés pour la deuxième journée consécutive, hier à Genève, dans le cadre des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran, alors que l’Iran a rejeté catégoriquement une demande européenne d’abandonner son programme d’enrichissement d’uranium, suspendu depuis novembre 2004. Selon un diplomate proche du dossier, les négociateurs ont abordé le vif du sujet, c’est-à-dire le nucléaire, après avoir parlé mardi des possibilités de coopération politique. Un diplomate européen a admis de son côté que les discussions « étaient certes difficiles ». Mais, a-t-il expliqué, « les Iraniens attendront la toute dernière minute, voire les dernières secondes » pour faire des concessions. Selon des experts de la non-prolifération, il faudra sans doute attendre...
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