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Actualités - Chronologie

Le Liban, une éternelle préfiguration

Le Liban ne va-t-il pas toujours à contre-courant de la tendance universelle? Au moment où le mur de Berlin s’effondrait, qu’il y avait la libération de tous les pays de l’Est, le Liban tombait sous la tutelle syrienne. Aujourd’hui, à l’heure où le monde est en proie à la folie furieuse du choc des civilisations, le Liban offre un modèle de contestation plurielle. Comment l’expliquer? « Je crois que le Liban, à cause de sa composition plurielle, est une préfiguration des années à venir. Nous avons préfiguré la violence dans le monde arabe, donnant un exemple de déchéance dans le monde arabe. Après la guerre du Vietnam, dernière guerre nationale, la guerre du Liban a été la première guerre postnationale. Ce type de guerre devait ensuite s’étendre au Caucase, dans les Balkans et dans une partie de l’Afrique. Durant 15 ans, Beyrouth est devenue le symbole de la folie humaine », affirme Samir Frangié. « Or nous sommes aujourd’hui la préfiguration d’un monde où les gens pourraient apprendre à coexister ensemble égaux et différents, où l’État ne gère plus seul les citoyens. Nous sommes un laboratoire de démocratie, et nous sommes en train de développer le monde arabe. Nous ne sommes pas une démocratie importée, nous sommes à la recherche d’une voie propre à nous vers la modernité, le développement et la démocratie, fondée sur le droit à la différence, et sur une tout autre approche des relations entre la société et l’État », souligne-t-il. Cela passe-t-il par le rejet de ce qu’on appelle « le terrorisme d’État »? « Nous sommes la première expression de refus de ce terrorisme d’État. Jusque-là, le refus de ce terrorisme entraînait des réactions armées, les mouvements intégristes. Les gens n’avaient d’autre ressort, d’autre issue que la politisation de la religion, transformée en instrument de destruction. Aujourd’hui, nous sommes en train de montrer que le refus de ces régimes peut se faire d’une autre manière », répond Samir Frangié.
Le Liban ne va-t-il pas toujours à contre-courant de la tendance universelle? Au moment où le mur de Berlin s’effondrait, qu’il y avait la libération de tous les pays de l’Est, le Liban tombait sous la tutelle syrienne. Aujourd’hui, à l’heure où le monde est en proie à la folie furieuse du choc des civilisations, le Liban offre un modèle de contestation plurielle. Comment l’expliquer?
« Je crois que le Liban, à cause de sa composition plurielle, est une préfiguration des années à venir. Nous avons préfiguré la violence dans le monde arabe, donnant un exemple de déchéance dans le monde arabe. Après la guerre du Vietnam, dernière guerre nationale, la guerre du Liban a été la première guerre postnationale. Ce type de guerre devait ensuite s’étendre au Caucase, dans les Balkans et dans une partie de...