«Querelles byzantines», «iconoclaste»: la violente et meurtrière polémique suscitée au VIIIe siècle par l’engouement des Byzantins pour leurs icônes continue de marquer le vocabulaire moderne.
Pour de nombreux croyants de l’époque, la charge sacrée des icônes est telle qu’elles accomplissent des miracles au même titre que les saints qu’elles incarnent. Elles parlent, pleurent, saignent parfois, traversent les mers sans être mouillées, guérissent les maladies et défont des armées...
Une vénération devenue excessive et taxée d’idolâtrie par les dirigeants byzantins, qui espéraient sans doute du même coup lutter contre l’influence grandissante des moines: le conflit «iconoclaste» («destructeur d’images») éclate en 726 lorsque l’empereur Léon III abat l’icône du Christ qui surmonte la porte de son palais, aussitôt remplacée par une croix.
Dans toutes les provinces, les représentations sacrées des églises sont systématiquement brisées ou masquées, et les «iconophiles» sont persécutés.
Hormis une légende apocryphe selon laquelle le Christ a guéri un roi syrien en lui envoyant un linge où il avait «imprimé» son image, rien dans les textes religieux ne justifie en effet la représentation du sacré, pratique chrétienne relativement tardive.
En réaction, des théologiens développent une doctrine justifiant le recours aux images du culte, considérées comme un «double» du saint figuré et dotées, comme lui, de pouvoirs surnaturels.
Après les interminables débats dialectiques autour de ces «querelles byzantines», les «iconophiles» eurent finalement gain de cause, triomphant au concile de Constantinople en 843.
En 1453, Byzance tombe aux mains des Turcs ottomans, musulmans et donc «iconoclastes», mais qui se montrent particulièrement tolérants vis-à-vis des icônes, qui seront toujours peintes et adorées avec autant de ferveur dans la région de Veroia (nord de la Grèce).
«Querelles byzantines», «iconoclaste»: la violente et meurtrière polémique suscitée au VIIIe siècle par l’engouement des Byzantins pour leurs icônes continue de marquer le vocabulaire moderne.
Pour de nombreux croyants de l’époque, la charge sacrée des icônes est telle qu’elles accomplissent des miracles au même titre que les saints qu’elles incarnent. Elles parlent, pleurent, saignent parfois, traversent les mers sans être mouillées, guérissent les maladies et défont des armées...
Une vénération devenue excessive et taxée d’idolâtrie par les dirigeants byzantins, qui espéraient sans doute du même coup lutter contre l’influence grandissante des moines: le conflit «iconoclaste» («destructeur d’images») éclate en 726 lorsque l’empereur Léon III abat l’icône du Christ qui surmonte la...
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