Manchester United et le Milan AC, deux très grands clubs européens cumulant huit C1, qui jamais plus depuis 1969 ne s’étaient croisés, se retrouvent ce soir dans un match offrant les atours d’une vraie finale.
Entre Manchester United et ses deux trophées (1968, 1999), et le Milan AC et ses six titres (1963, 1969, 1989, 1990, 1994 et 2003), ce sont deux des clubs les plus souvent récompensés ou placés en C1, particulièrement dans la dernière décennie, deux des meilleurs effectifs d’Europe, qui sont opposés.
Old Trafford, le mythique stade de Manchester qui accueille cette première manche, n’est pas inconnu des Milanais. Si la dernière confrontation entre les deux équipes remonte à 1969 avec la qualification des Lombards pour la finale de la C1 (victoire du Milan AC 2 à 0 en Italie à l’aller, victoire de Manchester United 1 à 0 en Angleterre au match retour), c’est dans ce « théâtre des rêves » que le Milan AC a remporté sa dernière Ligue des champions.
Le 28 mai 2003, le club milanais, emmené par son inusable défenseur et capitaine Paolo Maldini, avait triomphé de la Juventus Turin (0-0, 3 t.a.b. à 2) dans la première finale 100 % italienne de l’histoire de l’épreuve.
Le gardien brésilien, Dida, avait arrêté les tentatives des Uruguayens Paolo Montero et Marcelo Zalayeta ainsi que du Français David Trezeguet lors de la séance de tirs au but. Et l’Ukrainien Andreï Shevchenko avait saisi la chance sur le dernier penalty.
Shevchenko, Ballon d’or européen 2004, ne foulera cependant pas la pelouse mancunienne. Blessé au visage samedi en championnat d’Italie contre Cagliari, il a subi lundi une opération, qui a consisté en la réduction d’une double fracture de la pommette et de la cavité orbitale gauche.
Le mystère Van Nistelrooy
L’Ukrainien, meilleur buteur l’an passé du championnat d’Italie (24 buts), pourrait être absent pendant 20 à 30 jours. Un manque d’autant plus préjudiciable au Milan AC que, dans le même temps, MU devrait voir rentrer son attaquant néerlandais Ruud van Nistelrooy.
Même si le manageur mancunien Alex Ferguson entretient un semblant de mystère sur ses intentions, il ne devrait pas hésiter à lancer le Néerlandais, qui a marqué 36 buts en 37 matches européens avec son club, quand bien même il n’a plus joué depuis le 27 novembre, en raison d’une blessure à un tendon d’Achille.
Van Nistelrooy trouverait alors sur son chemin son compatriote Jaap Stam, renvoyé sans ménagements de Manchester United en 2001, après s’être montré trop bavard dans son autobiographie, au goût de Ferguson.
Revenu ce week-end en tête du championnat d’Italie, après sa victoire sur Cagliari (1-0), le Milan AC, qui n’a jamais gagné sur le sol anglais en neuf rencontres européennes, se contenterait sans doute bien volontiers d’un match nul.
« La formation de Sir Ferguson est très forte devant et capable de jouer à un rythme très élevé d’un bout à l’autre de la partie, prévient l’entraîneur Carlo Ancelotti. Il faut donc l’empêcher d’imposer son jeu. Contre une équipe de ce genre, la possession du ballon peut se révéler décisive. »
Il y a deux ans, le match nul face à la Juventus (0-0) avait suffi à ramener la Coupe à Milan, se rappelle-t-on dans la cité lombarde.
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