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Actualités - Chronologie

Colombie Ingrid Betancourt entame sa quatrième année de captivité dans la jungle

La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt entame demain sa quatrième année dans la jungle comme otage de la guérilla alors que les perspectives d’un échange de prisonniers entre le gouvernement et les rebelles semblent de plus en plus éloignées. Depuis des mois, le gouvernement et la guérilla affirment l’un et l’autre être favorables à un échange d’otages des Farc contre des rebelles détenus dans les prisons colombiennes mais s’affrontent en permanence sur ses modalités, notamment sur les lieux de négociation. Dans les conditions actuelles, les deux camps semblent peu enclins à négocier mais refusent de porter la responsabilité d’un échec. Yolanda Pulecio, la mère de l’ex-candidate des Verts à la présidentielle en Colombie enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) le 23 février 2002, ne dissimule pas son pessimisme, estimant que « pour parvenir à un accord humanitaire, la situation actuelle est mauvaise ». « Je n’attends plus rien du président Alvaro Uribe, c’est un homme insensible qui ne pense qu’à sa réélection. Il est dominé par les Américains et par les paramilitaires », déclare à l’AFP Mme Pulecio. La famille d’Ingrid n’a plus reçu aucune preuve de sa survie depuis mai 2002. Yolanda Pulecio poursuit inlassablement sa lutte en faveur de la libération d’Ingrid, se levant tous les matins à quatre heures pour participer à une émission de radio destinée à envoyer des messages d’espoir aux otages. Cette semaine, un immense portrait d’Ingrid va être affiché sur la façade de la mairie de Bogota. Par solidarité, des parlementaires français et belges sont venus en Colombie pour ce triste anniversaire. Une messe va être célébrée dans la cathédrale de la capitale. Les interventions répétées et insistantes de la France pour obtenir sa libération ont déjà provoqué une crise diplomatique entre les deux pays, et exaspèrent la présidence et les dirigeants colombiens. « Même les meilleurs copains d’Ingrid pensent que les Français exagèrent, qu’ils ont surdimensionné son personnage, semblant oublier qu’il y a ici beaucoup d’autres otages. Mais si cela doit permettre sa libération, tant mieux », dit Liliane Estefan, une amie d’enfance.
La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt entame demain sa quatrième année dans la jungle comme otage de la guérilla alors que les perspectives d’un échange de prisonniers entre le gouvernement et les rebelles semblent de plus en plus éloignées.
Depuis des mois, le gouvernement et la guérilla affirment l’un et l’autre être favorables à un échange d’otages des Farc contre des rebelles détenus dans les prisons colombiennes mais s’affrontent en permanence sur ses modalités, notamment sur les lieux de négociation. Dans les conditions actuelles, les deux camps semblent peu enclins à négocier mais refusent de porter la responsabilité d’un échec.
Yolanda Pulecio, la mère de l’ex-candidate des Verts à la présidentielle en Colombie enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) le...