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Actualités - Chronologie

SYRIE Damas veut persévérer dans l’ouverture de son secteur bancaire

Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé hier que son pays allait poursuivre l’ouverture de son secteur bancaire aux investisseurs locaux et étrangers afin de doper l’économie. « Après quatre décennies de monopole de l’État sur le secteur bancaire et de supervision du pouvoir exécutif sur la politique monétaire, le Conseil de la monnaie et du crédit définit et exécute cette politique », a indiqué M. Assad dans un discours lu en son nom par Abdallah Dardari, président de la commission étatique de planification, lors d’un congrès bancaire à Damas. « Les banques privées ont commencé à opérer en Syrie sous la supervision de la Banque centrale (...) nous voulons développer l’industrie bancaire jusqu’à parvenir à un système bancaire compétent et efficace qui participe au financement des investissements et du commerce extérieur »,a ajouté M. Assad. Organisé par l’Association syro-britannique, présidée par Fawaz el-Akhrass, beau-père de M. Assad, et l’Union des Chambres de commerce et d’industrie en Syrie, le Congrès bancaire a regroupé quelque 200 banquiers arabes et européens, en majorité des Britanniques, et quelque 300 hommes d’affaires et directeurs des succursales de six banques étatiques, et de deux privées. Le président syrien a indiqué que « l’autorisation accordée à quatre banques privées d’opérer en Syrie n’est qu’un début ». Deux banques privées, la Banque de Syrie et d’outre-mer (Bsom) et la Banque européenne pour le Moyen-Orient (Bemo)-Saudi-Fransi, ont ouvert leurs portes en janvier. Une troisième banque, créée par le Crédit foncier et commercial de Jordanie (CFCJ), doit devenir opérationnelle mardi. Le nom de la quatrième n’a pas été divulgué officiellement. Il s’agirait selon les milieux bancaires de l’Arab Bank, basée en Jordanie, ou de l’établissement libanais, la Byblos Bank. Le président Assad a indiqué que « la réforme bancaire, un élément essentiel du développement de l’économie (...) sera basée sur la création d’un cadre juridique, de lois sur le secret bancaire et la lutte contre le blanchiment d’argent, et sur la réforme du marché des changes ». Il a préconisé de porter, d’ici à 2010-2015, le produit intérieur brut (PIB) à 25 milliards de dollars au lieu de 20 actuellement, et le volume du commerce syrien de 13 milliards de dollars à 20.
Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé hier que son pays allait poursuivre l’ouverture de son secteur bancaire aux investisseurs locaux et étrangers afin de doper l’économie.
« Après quatre décennies de monopole de l’État sur le secteur bancaire et de supervision du pouvoir exécutif sur la politique monétaire, le Conseil de la monnaie et du crédit définit et exécute cette politique », a indiqué M. Assad dans un discours lu en son nom par Abdallah Dardari, président de la commission étatique de planification, lors d’un congrès bancaire à Damas.
« Les banques privées ont commencé à opérer en Syrie sous la supervision de la Banque centrale (...) nous voulons développer l’industrie bancaire jusqu’à parvenir à un système bancaire compétent et efficace qui participe au financement des...