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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro soutenu par la poursuite des pressions sur le dollar

L’euro est resté généralement bien orienté sur les marchés des changes internationaux face à un dollar toujours sous pression en raison des incertitudes sur les cours du pétrole, alors que les mauvais chiffres US publiés hier faisaient planer des inquiétudes sur la santé de l’économie aux États-Unis. Le recul des prix du brut intervenu au lendemain de la promesse saoudienne d’augmenter la production de pétrole dès le mois prochain, entre 9 et 12 millions de barils par jour, et qui a été salué par le secrétaire US à l’Énergie, Spencer Abraham, est venu donc peser sur le dollar dans la mesure où ce phénomène est censé enrayer les signes inflationnistes d’origine énergétique, remettant en question tout relèvement imminent des taux d’intérêt US. Cette perspective a été renforcée par l’annonce d’une double baisse de 2,9 % des commandes de biens durables aux États-Unis en avril contre une hausse de 5,7 % en mars, et de 11,8 % des ventes de logements neufs contre une hausse de 8,9 % sur la même période, montrant que l’économie US a besoin pour le moment d’un dollar faible et de taux d’intérêt bas pour se reprendre. En revanche, les indicateurs en provenance de l’autre côté de l’Atlantique ne semblaient pas en mesure d’interrompre l’appréciation des monnaies du Vieux Continent. À cet égard, les investisseurs ont fait état hier de la hausse de 1,5 % des entrées de commandes dans l’industrie dans la zone euro en mars après 0,6 % en février, du maintien de l’excédent des comptes courants dans cette même région à 5,1 mds EUR en mars (pratiquement inchangé par rapport aux 5,2 mds EUR en février), de la hausse de 0,6 % du PIB britannique au 1er trimestre et de 3 % en glissement annuel pour alléger leurs positions de change en dollar. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard aussi à la persistance des craintes d’attaques terroristes contre les États-Unis évoquées par la Maison-Blanche, le billet vert est resté faible, permettant à l’euro de se maintenir à New York au-dessus de 1,21 $, à 1,2106 $ contre 1,2110 $ la veille. Les Bourses sous le signe du pétrole Quant à la Bourse US, elle a été mitigée hier, après avoir connu la veille sa plus forte hausse en une journée depuis deux mois. Selon les professionnels, le marché semble attendre une confirmation de la baisse des cours du brut qui soutient la reprise, alors que les mauvais chiffres sur l’économie US publiés hier ne militaient guère en faveur d’une poursuite du mouvement ascensionnel de la cote. Pourtant, les Bourses européennes ont fini en nette hausse, soutenues par le recul des prix pétroliers et par une chasse aux bonnes affaires. La détente sur le front du pétrole a profité aux automobiles, aux chimiques et aux compagnies d’aviation. La chasse aux bonnes affaires a profité aux valeurs technologiques comme les bons résultats de Munich Re pour les sociétés d’assurances. À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere se sont maintenues à 6,60 $ chacune alors que celles de la catégorie B étaient délaissées. Élie KAHWAGI


L’euro est resté généralement bien orienté sur les marchés des changes internationaux face à un dollar toujours sous pression en raison des incertitudes sur les cours du pétrole, alors que les mauvais chiffres US publiés hier faisaient planer des inquiétudes sur la santé de l’économie aux États-Unis. Le recul des prix du brut intervenu au lendemain de la promesse saoudienne d’augmenter la production de pétrole dès le mois prochain, entre 9 et 12 millions de barils par jour, et qui a été salué par le secrétaire US à l’Énergie, Spencer Abraham, est venu donc peser sur le dollar dans la mesure où ce phénomène est censé enrayer les signes inflationnistes d’origine énergétique, remettant en question tout relèvement imminent des taux d’intérêt US. Cette perspective a été renforcée par l’annonce...