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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Persistance des pressions sur le dollar à l’étranger

Le marché des changes et la Bourse de Beyrouth devront reprendre leurs activités dès aujourd’hui, après une fermeture de trois jours observée en signe de deuil officiel à la suite de l’assassinat de l’ancien chef de gouvernement Rafic Hariri. À cette occasion, la Banque du Liban a tenu à assurer la communauté financière qu’elle continuera à maintenir la stabilité des taux de change et du loyer de l’argent au Liban à leurs niveaux actuels (voir par ailleurs). À l’étranger, l’euro a grimpé à son plus haut niveau depuis début février face au dollar, l’effet initialement positif pour le billet vert des propos tenus la veille par le président de la Fed, Alan Greenspan, quant à la poursuite de l’orientation haussière des taux d’intérêt US, ayant laissé place hier à un nouveau regain de défiance parmi les investisseurs à l’égard du dollar. Ce mouvement est intervenu malgré la publication d’indicateurs aux États-Unis favorables aux placements en actifs US. Les investisseurs se sont donc montrés indifférents à la diminution des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 2000 pour totaliser 302 000 au cours de la semaine achevée le 12 février, témoignant de la poursuite des créations d’emplois non agricoles entraînées par la croissance économique. Il en est de même de l’annonce par la banque de Réserve de Philadelphie que son indice mesurant l’activité industrielle dans cette région a grimpé de 13,2 points en janvier à 23,9 points en février et qui est passée comme inaperçue. De l’avis des cambistes, le billet vert a décroché après que les opérateurs eurent appris du Conference Board que son indice composite des principaux indicateurs économiques, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les six prochains mois, a reculé de 0,3 % en janvier après une hausse de 0,3 % en décembre. La dégradation de cet indice, qui laisse craindre aux investisseurs un ralentissement de l’économie US au courant du 1er semestre 2005, est venue donc poser beaucoup d’interrogations quant à l’optimisme manifesté par Greenspan au sujet de sa foi dans les fondamentaux de l’économie US pour « stabiliser le déficit des comptes courants à long terme, voire le résorber ». Cela étant, nombre d’opérateurs n’ont pas tardé à se débarrasser du dollar au profit de l’euro, surtout qu’il s’est finalement négocié à New York en hausse de 0,27 % à 1,3065 $ contre 1,3030 $ la veille. Les Bourses dans le rouge La Bourse US est restée dans le rouge hier, peinant à profiter de la publication par Wal-Mart et Hewlett-Packard de bons résultats trimestriels. L’annonce de bonnes nouvelles sur l’emploi aux États-Unis et sur l’activité industrielle dans la région de Philadelphie a été neutralisée par le mauvais indicateur du Conference Board sur l’économie US pendant les 6 prochains mois. De plus, les informations faisant état que la part US des exportations de haute technologie dans le monde s’est réduite à 18 % contre 31 % il y a 20 ans ont également pesé sur la tendance. Quant à la tendance des Bourses européennes, elle a été mitigée, les bons résultats de plusieurs sociétés ayant été neutralisés par des ventes bénéficiaires entraînées par les inquiétudes géopolitiques. À cet égard, les déclarations du président George W. Bush sur la Syrie et l’Iran ont entretenu un climat de prudence sur les places du Vieux Continent. Élie KAHWAGI


Le marché des changes et la Bourse de Beyrouth devront reprendre leurs activités dès aujourd’hui, après une fermeture de trois jours observée en signe de deuil officiel à la suite de l’assassinat de l’ancien chef de gouvernement Rafic Hariri. À cette occasion, la Banque du Liban a tenu à assurer la communauté financière qu’elle continuera à maintenir la stabilité des taux de change et du loyer de l’argent au Liban à leurs niveaux actuels (voir par ailleurs).
À l’étranger, l’euro a grimpé à son plus haut niveau depuis début février face au dollar, l’effet initialement positif pour le billet vert des propos tenus la veille par le président de la Fed, Alan Greenspan, quant à la poursuite de l’orientation haussière des taux d’intérêt US, ayant laissé place hier à un nouveau regain de...