Avec cinq films en compétition, la France fait figure de chouchou de la Berlinale, où au total 19 productions ou coproductions françaises ont été sélectionnées dans les différentes sections du festival.
En outre, c’est au nouveau film de Régis Wargnier, Man to Man, qu’est revenu jeudi dernier l’honneur d’ouvrir la 55e Berlinale. Ont suivi, toujours en compétition, Les temps qui changent d’André Téchiné samedi, Le Promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian lundi, Les mots bleus d’Alain Corneau hier. De battre mon cœur s’est arrêté de Jacques Audiard devrait fermer aujourd’hui la marche française.
C’est aussi un film français, Va, vis et deviens, nouveau long métrage de Radu Mihaileanu, qui a ouvert la section Panorama du festival. Cette section a aussi accueilli entre autres Les mauvais joueurs de Frédéric Balekjian et Crustacés et coquillages d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Enfin Violent Days de Lucille Chaufour, Vers Mathilde de Claire Denis, Les Yeux clairs de Jérôme Bonnell, Profils paysans-Le quotidien de Raymond Depardon et Barrage de Raphaël Jacoulot ont été sélectionnés dans la section Forum de la Berlinale.
«C’est la preuve de deux choses, à la fois de la créativité et de la grande diversité du cinéma français et surtout du symbole voulu par les gens qui ont sélectionné les films de faire en sorte que le film français soit très présent à la Berlinale», a déclaré à l’AFP le ministre français de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres. «C’est un symbole qui nous fait très plaisir, car je crois qu’à travers le cinéma, le parcours d’une œuvre, cela fait naître l’esprit européen», a-t-il affirmé. «Je souhaite d’ailleurs qu’il y ait des symétries: puisque l’Allemagne nous accueille aussi bien, il faut que nous aussi nous sachions bien accueillir le cinéma allemand», a-t-il souhaité.
Le directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick, affirme pour sa part avoir choisi les films français pour leur qualité, pas pour leur nationalité. «Nous avons trouvé cette année cinq très bons films français, ce qui ne signifie pas que nous en sélectionnerons cinq l’an prochain!» a-t-il plaisanté. «Bien sûr, il y a aussi la qualité excellente des relations entre les cinémas français en allemand», a-t-il reconnu. «Mais personnellement, quand j’ai vu ces films, je n’ai pas pensé au fait qu’ils étaient français, j’ai simplement vu qu’ils étaient bons!» a-t-il tenu à souligner. «Il y a toujours une part de politique dans la sélection d’un festival, mais nous devons faire attention: ce ne sont pas les pays qui sont en compétition, mais les films», a-t-il mis en garde.
Cela n’enlève rien au fait que la France est cette année le pays le mieux représenté dans la compétition, devant les États-Unis, qui ont quatre films en lice, et l’Allemagne, qui en a trois.
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En outre, c’est au nouveau film de Régis Wargnier, Man to Man, qu’est revenu jeudi dernier l’honneur d’ouvrir la 55e Berlinale. Ont suivi, toujours en compétition, Les temps qui changent d’André Téchiné samedi, Le Promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian lundi, Les mots bleus d’Alain Corneau hier. De battre mon cœur s’est arrêté de Jacques Audiard devrait fermer aujourd’hui la marche française.
C’est aussi un film français, Va, vis et deviens, nouveau long métrage de Radu Mihaileanu, qui a ouvert la section Panorama du festival. Cette section a aussi accueilli entre autres Les mauvais joueurs...