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Nucléaire L’AIEA critique plusieurs omissions de l’Égypte sur ses activités atomiques

L’AIEA a critiqué hier l’Égypte pour avoir omis plusieurs fois de signaler certaines activités nucléaires, mais elle a estimé, dans un rapport, que ces manquements minimes n’impliquaient pas de programme nucléaire militaire secret. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a également trouvé des traces de plutonium au cours d’inspections d’un laboratoire en Égypte, mais a estimé qu’il s’agissait d’une contamination et non d’une production de plutonium, selon ce rapport. D’après ce rapport, les manquements répétés sont « cause de préoccupation », bien que Le Caire coopère avec l’enquête de l’AIEA. Un haut diplomate proche de l’agence onusienne à Vienne a minimisé la portée des incidents, qui sont moindres que les activités clandestines reprochées l’an dernier à la Corée du Sud. De plus, il n’y a pas eu d’activités d’enrichissement d’uranium, et certains incidents remontent à une quarantaine d’années et pourraient être liés à la recherche en matière de combustible nucléaire plutôt que faire partie d’un programme militaire nucléaire, selon lui. Le rapport sera soumis aux 35 États du Conseil des gouverneurs qui se réunit à partir du 28 février à Vienne. L’organe exécutif de l’AIEA décidera s’il y a lieu de transmettre le dossier au Conseil de sécurité des Nations unies. L’Égypte avait voulu à la fin des années 1970 construire huit centrales nucléaires pour produire de l’électricité civile, mais n’en a finalement réalisé aucune. « Les matières et installations nucléaires vues par l’agence à ce stade correspondent à celles décrites par l’Égypte », qui sont strictement pacifiques, note le rapport. Les Égyptiens ont déjà démantelé une installation de conversion d’uranium et se servent d’une usine originellement construite pour retraiter du plutonium comme lieu de stockage pour éléments radioactifs à utilisation médicale, d’après le rapport. L’Égypte avait ainsi importé 67 kilos de gaz d’uranium et plusieurs autres produits utilisés dans l’enrichissement après 1982, l’année où elle a adhéré au Traité de non-prolifération (TNP) et aux obligations de transparence que cela implique. Le Caire a aussi omis de signaler des expériences « d’irradiation d’uranium naturel et de thorium » et de donner des précisions sur les dessins d’une usine pouvant servir à la fabrication de plutonium, toujours d’après le rapport.
L’AIEA a critiqué hier l’Égypte pour avoir omis plusieurs fois de signaler certaines activités nucléaires, mais elle a estimé, dans un rapport, que ces manquements minimes n’impliquaient pas de programme nucléaire militaire secret. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a également trouvé des traces de plutonium au cours d’inspections d’un laboratoire en Égypte, mais a estimé qu’il s’agissait d’une contamination et non d’une production de plutonium, selon ce rapport.
D’après ce rapport, les manquements répétés sont « cause de préoccupation », bien que Le Caire coopère avec l’enquête de l’AIEA.
Un haut diplomate proche de l’agence onusienne à Vienne a minimisé la portée des incidents, qui sont moindres que les activités clandestines reprochées l’an dernier à la...