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Actualités - Chronologie

Philippines Violents bombardements d’un soulèvement de rebelles musulmans

Des rebelles musulmans ont été soumis hier à de violents bombardements sur l’île de Jolo, dans le sud des Philippines, où des conseillers militaires américains sont arrivés pour aider l’armée à écraser la révolte qui a fait plus de 130 morts ou blessés depuis lundi. Les violences opposent les militaires à des partisans d’un ancien dirigeant séparatiste, Nur Misuari, aujourd’hui détenu pour une première rébellion en 2001. Il s’agit des affrontements les plus violents des dernières années dans la région. Selon l’armée, un lieutenant-colonel et deux soldats ont été tués et six hommes blessés hier dans une embuscade, alourdissant le bilan depuis lundi à 23 soldats tués et plus de 50 blessés, tandis que les rebelles auraient eu quelque 30 morts et autant de blessés. Les militaires ont dit avoir cerné l’essentiel des insurgés, quelque 200 hommes, près de la ville de Panamoa. Un porte-parole, le lieutenant-colonel Buenaventura Pascual, a dit que l’artillerie et l’aviation bombardaient les rebelles dans la perspective d’un assaut. « C’est la reddition ou rien », a ajouté le général Alberto Braganza, commandant pour le sud des Philippines. Les affrontements ont débuté lundi avec l’attaque de postes militaires par des partisans de M. Misuari. Ils ont provoqué l’évacuation de milliers de personnes d’agglomérations touchées par les combats, dans cette île qui sert de fief à des partisans de Misuari, mais aussi au groupe islamiste de preneurs d’otages Abou Sayyaf. Des responsables ont déclaré que les hostilités avaient été déclenchées par une alliance des forces de M. Misuari et des hommes d’Abou Sayyaf qui résistaient à une offensive de l’armée lancée contre eux la semaine dernière. À Manille, le secrétaire aux Affaires étrangères Alberto Romulo a assuré que les affrontements de Jolo « étaient marginaux » et ne remettaient pas en cause des négociations prévues avec la plus grande guérilla séparatiste musulmane, le Front moro islamique de libération (MILF).
Des rebelles musulmans ont été soumis hier à de violents bombardements sur l’île de Jolo, dans le sud des Philippines, où des conseillers militaires américains sont arrivés pour aider l’armée à écraser la révolte qui a fait plus de 130 morts ou blessés depuis lundi.
Les violences opposent les militaires à des partisans d’un ancien dirigeant séparatiste, Nur Misuari, aujourd’hui détenu pour une première rébellion en 2001. Il s’agit des affrontements les plus violents des dernières années dans la région. Selon l’armée, un lieutenant-colonel et deux soldats ont été tués et six hommes blessés hier dans une embuscade, alourdissant le bilan depuis lundi à 23 soldats tués et plus de 50 blessés, tandis que les rebelles auraient eu quelque 30 morts et autant de blessés.
Les militaires ont dit avoir...