La fièvre des cours du pétrole et la peur qu’elle ne freine la reprise économique devraient éclipser les autres sujets de préoccupation des argentiers des sept pays les plus industrialisés (G7) et de la Russie, réunis ce week-end à New York.
« J’ai confiance que ce sujet sera certainement dans les esprits et qu’il sera un sujet de discussions », a reconnu John Snow, le secrétaire américain au Trésor et hôte de la réunion mercredi. « ça devrait être l’un des thèmes importants », a renchéri une source européenne proche du G7 mercredi.
En avril déjà, le G7 Finances avait estimé que la flambée de l’or noir présentait le plus grand risque pour la croissance mondiale et pourtant le baril n’était alors qu’à 36 dollars.
Depuis lors, les choses n’ont fait qu’empirer du point de vue des pays consommateurs et le baril d’or noir a pris quelque cinq dollars sur le marché de New York.
Les violences au Proche-Orient, les attentats contre des installations pétrolières en Irak, mais aussi la peur de manquer d’essence alors que les Américains s’apprêtent à prendre la route des vacances, ont fait bondir le brut à des niveaux record.
« Le principal souci (du G7) pourrait être une importante perturbation de l’approvisionnement en pétrole brut du Proche-Orient, ce qui pourrait faire un tort considérable à l’économie mondiale », a souligné John Lonski, économiste de l’agence Moody’s. Pour Jay Brison, économiste chez la banque Wachovia, « la principale préoccupation, ce sera probablement le prix du pétrole et l’effet que cela aura sur la reprise mondiale si les prix restent à ce niveau, voire s’ils continuent à grimper ».
Même les appels à augmenter la production de pays-clés du cartel, comme l’Arabie saoudite ou l’Iran, n’ont pour l’heure pas su tempérer les cours et le G7 semble avoir peu de marge de manœuvre et de moyens de pression. Les pays industrialisés doivent s’interroger sur ce qu’ils peuvent faire pour arriver à faire baisser les prix : politique de la carotte et du bâton à l’encontre des pays de l’Opep pour qu’ils augmentent la production ou des pays comme la Russie et le Mexique qui ne sont pas membres du cartel pour qu’ils ouvrent les robinets, a souligné M. Bryson.
L’or noir devrait donc éclipser les autres thèmes de cette réunion qui a pour but essentiel de défricher les dossiers économiques qui seront abordés par les chefs d’État et de gouvernement du G8 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie) réunis en sommet en juin en Géorgie (sud-est des États-Unis).
La France, représentée par Nicolas Sarkozy, le ministre de l’Économie et des Finances, va demander qu’on mette un accent particulier sur les problèmes des délocalisations d’emplois vers des pays où la main-d’œuvre est moins chère, a-t-on indiqué de source française.
Les sujets liés au développement, une priorité française et anglaise, seront également débattus, a souligné cette source.
L’aide financière au Proche-Orient et à l’Afghanistan sera aussi au menu.
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« J’ai confiance que ce sujet sera certainement dans les esprits et qu’il sera un sujet de discussions », a reconnu John Snow, le secrétaire américain au Trésor et hôte de la réunion mercredi. « ça devrait être l’un des thèmes importants », a renchéri une source européenne proche du G7 mercredi.
En avril déjà, le G7 Finances avait estimé que la flambée de l’or noir présentait le plus grand risque pour la croissance mondiale et pourtant le baril n’était alors qu’à 36 dollars.
Depuis lors, les choses n’ont fait qu’empirer du point de vue des pays...