Togo
Le fils d’Eyadéma prête serment après une succession vivement contestée
le 08 février 2005 à 00h00
Faure Gnassingbé, fils du président Gnassingbé Eyadéma, a prêté serment hier comme président du Togo après avoir été désigné par l’armée, choix avalisé à la hâte grâce à une modification constitutionnelle qui lui permet de succéder légalement à son père et d’achever son mandat, ce qui le désigne à la tête de l’État jusqu’en 2008.
Le quartier du Palais présidentiel, où s’est déroulée la cérémonie d’investiture, était quadrillé par l’armée et la police : des soldats casqués à bord de véhicules pick-up équipés de mitrailleuses lourdes avaient pris position aux carrefours et des policiers filtraient le passage des véhicules.
Aux abords du campus universitaire, situé en face de Lomé II, la résidence du chef de l’État, policiers et militaires étaient en faction par petits groupes sur les principaux carrefours. « Des étudiants avaient monté une barricade ce matin, mais la police est intervenue pour les disperser, maintenant c’est calme », a indiqué à l’AFP un témoin sur le boulevard du 30 août.
Le gouvernement a interdit toute manifestation de rue pour une période de deux mois – durée du deuil national – mais a rouvert les frontières.
Par ailleurs, le principal opposant togolais, Gilchrist Olympio, exilé en France, a déclaré « qu’il n’acceptait pas » cette succession, a dénoncé la « dictature militaire » et appelé à « des manifestations ».
La communauté internationale, qui avait appelé au respect de la procédure constitutionnelle prévoyant l’intérim du président de l’Assemblée et une élection présidentielle dans les 60 jours, semblait prise de court par la « légalisation » express organisée pour faire avaliser par le Parlement un choix annoncé par l’armée dans les deux heures ayant suivi l’annonce du décès.
La France, l’Union africaine, l’Union européenne, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont déclarées inquiètes de la situation au Togo.
Faure Gnassingbé, fils du président Gnassingbé Eyadéma, a prêté serment hier comme président du Togo après avoir été désigné par l’armée, choix avalisé à la hâte grâce à une modification constitutionnelle qui lui permet de succéder légalement à son père et d’achever son mandat, ce qui le désigne à la tête de l’État jusqu’en 2008.
Le quartier du Palais présidentiel, où s’est déroulée la cérémonie d’investiture, était quadrillé par l’armée et la police : des soldats casqués à bord de véhicules pick-up équipés de mitrailleuses lourdes avaient pris position aux carrefours et des policiers filtraient le passage des véhicules.
Aux abords du campus universitaire, situé en face de Lomé II, la résidence du chef de l’État, policiers et militaires étaient en faction par petits groupes...
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