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Actualités - Chronologie

L’ombre du scandale ne doit pas continuer à planer sur l’Onu, déclare Annan

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a réitéré hier sa détermination à « prendre des mesures » après les révélations de la commission d’enquête sur le scandale pétrole contre nourriture. « À l’évidence, il y a quelques coups durs dans le rapport, cela nous inquiète et c’est pourquoi nous avons l’intention d’agir sans tarder », a déclaré M. Annan aux journalistes. « Pour une organisation comme l’Onu, le moindre indice de corruption, de comportement douteux, de non-respect des règles est dommageable, dangereux, et nous ne pouvons le négliger, nous le prenons vraiment au sérieux », a ajouté M. Annan. « Nous attendons que la commission termine son travail, nous sommes aussi déterminés que quiconque à aller au fond de cette affaire. Nous ne voulons pas que cette ombre continue de planer sur l’Onu (...), nous voulons toute la vérité », a-t-il dit. La veille, dans un rapport d’étape, la commission indépendante, dirigée par l’ex-président de la Banque centrale américaine Paul Volcker, a mis en cause l’ex-directeur du programme pétrole contre nourriture en Irak, Benon Sevan, l’accusant d’avoir porté atteinte à l’intégrité de l’Onu en intervenant dans les allocations de pétrole irakien. À la question de savoir si M. Sevan avait trahi sa confiance, M. Annan a répondu : « Je ne suis pas le seul à être choqué par ce que j’ai lu dans le rapport. » M. Sevan « a travaillé ici avec beaucoup d’entre nous pendant de longues années, nous ne nous attendions pas à quelque chose comme cela ». Interrogé sur les mesures qu’il pourrait décider à l’encontre de ce haut fonctionnaire chypriote qui a déjà pris sa retraite de l’Onu, M. Annan a répondu que ses avocats « travaillaient là-dessus » et que des annonces « seraient faites prochainement ». Par ailleurs, les États-Unis ont estimé que le rapport préliminaire de la commission Volker sur le scandale pétrole contre nourriture porte des « accusations graves » contre certains responsables de l’Onu, tout en attendant le rapport définitif pour tirer d’autres conclusions. M. Sevan avait été nommé à la tête du programme, qu’il a dirigé entre octobre 1997 et fin 2003, par M. Annan. Le programme, en vigueur de 1996 à 2003 pour alléger l’impact sur les Irakiens de l’embargo international imposé au régime de Saddam Hussein, permettait à Bagdad de vendre du pétrole et d’acheter en échange des biens de consommation courante. D’une valeur totale de 64 milliards de dollars, il s’est trouvé perverti par le gouvernement irakien, et plusieurs milliards de dollars ont été détournés. Le rapport d’enquête final de la commission devrait être remis l’été prochain, selon M. Volcker.
Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a réitéré hier sa détermination à « prendre des mesures » après les révélations de la commission d’enquête sur le scandale pétrole contre nourriture. « À l’évidence, il y a quelques coups durs dans le rapport, cela nous inquiète et c’est pourquoi nous avons l’intention d’agir sans tarder », a déclaré M. Annan aux journalistes. « Pour une organisation comme l’Onu, le moindre indice de corruption, de comportement douteux, de non-respect des règles est dommageable, dangereux, et nous ne pouvons le négliger, nous le prenons vraiment au sérieux », a ajouté M. Annan.
« Nous attendons que la commission termine son travail, nous sommes aussi déterminés que quiconque à aller au fond de cette affaire. Nous ne voulons pas que cette ombre continue de...