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Changes et Bourses L’euro décroche après le statu quo monétaire de la BCE

L’euro s’est replié face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux alors que les investisseurs se concentraient sur l’écart qui s’est creusé entre les taux d’intérêt US et européens et anticipaient de bons chiffres de l’emploi aux États-Unis en janvier pour aujourd’hui. De l’avis unanime des cambistes c’est la différence manifeste de politique monétaire entre la BCE et la Fed qui a fait avancer le dollar, dans la mesure où le différentiel de taux sur ces deux monnaies s’accroît au profit du billet vert. À cet égard, ils ont fait état de la décision prise hier par la BCE de laisser inchangé son principal taux directeur à 2 % à l’issue de la réunion de son conseil de gouverneur, au lendemain du relèvement par la Fed de son taux de base de 2,25 % à 2,50 %. Cela d’autant que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, laissait entendre à l’issue de cette réunion que l’inflation n’allait pas s’accélérer dans la zone euro, suggérant ainsi que les taux dans cette zone devraient rester inchangés. Ces propos, qui contrastent avec ceux tenus la veille par le président de la Fed, Alan Greenspan, sont venus donc privilégier le dollar et reléguer au second plan la baisse de l’indice d’activité des directeurs d’achats dans les services aux États-Unis de 63,9 points en décembre à 59,2 points en janvier ainsi que le ralentissement de la hausse de la productivité US de 1,8 % au 3e trimestre à 0,8 % au 4e. Mais il n’en demeure pas moins que le dollar a trouvé appui aussi dans la baisse des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 9 000 pour totaliser seulement 316 000 au cours de la semaine achevée le 29 janvier. Ce chiffre, qui vient à la veille de la publication de l’indice de l’emploi aux États-Unis, a agréablement surpris les investisseurs qui tablaient sur une hausse des inscriptions initiales à 330 000. De plus, les opérateurs se sont montrés soulagés sur les perspectives de l’économie US après l’annonce d’une nouvelle hausse de 0,3 % des commandes industrielles aux États-Unis en décembre après 1,4 % en novembre et à un rythme annuel de 11,1 % en 2004 par rapport à 2003. Pourtant, l’attente de la réunion du G7 demain a entretenu un climat de suspense sur les marchés au sujet des taux de change et des problèmes soulevés par la dépréciation du yuan chinois. En effet, les pressions qui se sont exercées sur l’euro ne devaient pas prendre beaucoup d’ampleur, le faisant négocier finalement à New York à 1,2970 $ contre 1,3030 $ la veille, en baisse de 0,46 %. Solidere toujours à la fête Les résultats décevants d’Amazon.com ont pesé hier sur la Bourse US dans un marché frileux avant le rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis. Cela d’autant que les nouvelles macroéconomiques parues hier étaient contrastées. C’est ainsi que les résultats relativement bons de Pepsico, Gillette et Sprint ainsi que l’annonce par Wal-Mart d’une hausse de 2,5 % de ses ventes en janvier sur un an sont passés comme inaperçus. Phénomène identique de l’autre côté de l’Atlantique où les prises de bénéfices ont pesé sur toutes les Bourses européennes, faisant ignorer les bons résultats de Deutsche Bank, Henkel et Shell. À la Bourse de Beyrouth, Solidere était toujours à la fête avec la remontée de ses actions A de 9 à 9,07 $ et ses actions B de 9 à 9,19 $. Élie KAHWAGI

L’euro s’est replié face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux alors que les investisseurs se concentraient sur l’écart qui s’est creusé entre les taux d’intérêt US et européens et anticipaient de bons chiffres de l’emploi aux États-Unis en janvier pour aujourd’hui. De l’avis unanime des cambistes c’est la différence manifeste de politique monétaire entre la BCE et la Fed qui a fait avancer le dollar, dans la mesure où le différentiel de taux sur ces deux monnaies s’accroît au profit du billet vert. À cet égard, ils ont fait état de la décision prise hier par la BCE de laisser inchangé son principal taux directeur à 2 % à l’issue de la réunion de son conseil de gouverneur, au lendemain du relèvement par la Fed de son taux de base de 2,25 % à 2,50 %. Cela d’autant que le...