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Actualités - Chronologie

Aoun pour une voie commune entre lui, Joumblatt et Sfeir

L’ancien Premier ministre, le général Michel Aoun, a plaidé hier en faveur d’une mise en commun des forces entre son mouvement, le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, et le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt. « Je vais rencontrer le patriarche, et si les circonstances sont propices, je me retrouverai avec Walid Joumblatt sur toutes les questions nationales. (...) Chacun de nous œuvre dans le cadre d’une sphère déterminée, que ce soit sur la scène libanaise ou externe. Nous pouvons mettre tous ces points en commun pour que nous soyons sur la bonne voie et que nous puissions sortir le Liban de l’impasse actuelle. Cette mise en commun doit durer et ne pas être circonstancielle », a affirmé le général Aoun, qui s’exprimait hier dans le cadre d’une conférence par téléphone à l’Université Notre-Dame de Louayzé (NDU) à Deir el-Qamar, en présence d’un représentant du Parti socialiste progressiste (PSP). L’ancien Premier ministre a par ailleurs estimé que le pouvoir ne pourra pas diviser l’opposition, « qui sera une seule du nord au sud ». « Nous avons le même objectif commun, même s’il y a certaines nuances (entre nous et l’opposition du Bristol). L’opposition est notre voie, et nous sommes convaincus de la justesse de l’objectif que nous avons en commun. Il est normal qu’il y ait des divergences sur les moyens de résoudre le problème, puisque chacun a des considérations particulières. Mais cela ne portera certainement pas atteinte au fond du problème. N’ayez crainte, l’opposition maintiendra un très haut niveau d’action », a-t-il indiqué. Plaidant en faveur d’une représentation équitable de chaque courant politique, y compris le sien, il a minimisé l’importance des divergences d’opinions qui existent entre lui et le chef du PSP, Walid Joumblatt. « Nous ne sommes pas en désaccord sur la nécessité de protéger la Résistance, mais je ne veux pas qu’il y ait, par ailleurs, une raison supplémentaire que le Liban reste sujet à des pressions internationales, notamment économiques. Le Hezbollah devrait être le premier à nous aider au rétablissement de la situation libanaise », a-t-il poursuivi. Estimant que le « rétablissement de la République et la libération du Liban » sont plus importants pour lui que la présidence de la République, le général Aoun a estimé que le Liban ploie actuellement sous « un régime terroriste ». « Preuve en est, la tentative d’attentat contre le ministre Marwan Hamadé », a-t-il indiqué, estimant que si ce n’était la 1559, ce genre d’exactions se serait poursuivi. Il a rappelé dans ce cas que ce qui empêche son retour au Liban c’est l’inexistence du respect des droits fondamentaux de l’homme au Liban, notamment la liberté de circulation et l’existence de frontières sécuritaires. « Il n’y a pas de liberté d’opinion ou de mouvement au Liban, c’est pourquoi il faut briser l’équilibre des forces et c’est ce que nous avons tenté de faire à plusieurs reprises », a-t-il dit, indiquant que « le seul cheval blanc » sur lequel il mise n’est pas américain mais libanais, et « c’est le peuple ». Il s’est enfin demandé si Farouk el-Chareh avait tenu ses propos au sujet des deux ans supplémentaires de présence syrienne après s’être concerté avec l’Onu, à l’approche du rapport Annan.
L’ancien Premier ministre, le général Michel Aoun, a plaidé hier en faveur d’une mise en commun des forces entre son mouvement, le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, et le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt. « Je vais rencontrer le patriarche, et si les circonstances sont propices, je me retrouverai avec Walid Joumblatt sur toutes les questions nationales. (...) Chacun de nous œuvre dans le cadre d’une sphère déterminée, que ce soit sur la scène libanaise ou externe. Nous pouvons mettre tous ces points en commun pour que nous soyons sur la bonne voie et que nous puissions sortir le Liban de l’impasse actuelle. Cette mise en commun doit durer et ne pas être circonstancielle », a affirmé le général Aoun, qui s’exprimait hier dans le cadre d’une conférence par téléphone à...