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Caucase Un compromis sur l’autonomie de la Tchétchénie est proche, assure Grozny

Un accord octroyant à la république rebelle de Tchétchénie « la plus grande autonomie », notamment un contrôle sur ses richesses naturelles et ses ressources fiscales, serait prêt à être signé entre Moscou et le gouvernement prorusse de Grozny, a-t-on appris jeudi de source autorisée tchétchène. Le projet d’accord, négocié depuis deux ans, est « prêt » et sera signé « au premier trimestre, en tout cas au premier semestre de cette année », a déclaré à Reuters le président du Parlement intérimaire tchétchène, Taous Djabvraïlov. Il précise que l’armée russe, qui reste enlisée dans ce conflit, n’aurait, en cas de signature, la possibilité d’intervenir en Tchétchénie qu’avec la permission du gouvernement de Grozny. Les autorités de Moscou n’ont pas confirmé l’existence de cet accord de principe qui ferait de la Tchétchénie la région la plus autonome de toute la Fédération russe. Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine a estimé hier que la Russie devait traquer les groupes violents, sur son territoire et à l’étranger, avant qu’ils ne commettent de nouveaux actes terroristes comparables à la prise d’otages de l’école de Beslan. Les actes terroristes exécutés l’an dernier « ont montré la nécessité de restructurer de manière radicale les activités de l’appareil de sécurité de l’État », a déclaré le président russe devant un auditoire de procureurs. Précisément sur l’affaire de Beslan, des habitants sont descendus hier dans les rues de cette localité d’Ossétie du Nord, théâtre en septembre d’une prise d’otages sanglante dans une école par un commando protchétchène, en accusant le pouvoir de chercher à étouffer l’affaire. Ils ont reproché à la commission parlementaire d’enquête, dont les travaux se poursuivent, de n’avoir pas établi avec justesse les responsabilités reposant sur les responsables ossètes, dont le président de cette république, Alexander Dzasokhov.
Un accord octroyant à la république rebelle de Tchétchénie « la plus grande autonomie », notamment un contrôle sur ses richesses naturelles et ses ressources fiscales, serait prêt à être signé entre Moscou et le gouvernement prorusse de Grozny, a-t-on appris jeudi de source autorisée tchétchène. Le projet d’accord, négocié depuis deux ans, est « prêt » et sera signé « au premier trimestre, en tout cas au premier semestre de cette année », a déclaré à Reuters le président du Parlement intérimaire tchétchène, Taous Djabvraïlov. Il précise que l’armée russe, qui reste enlisée dans ce conflit, n’aurait, en cas de signature, la possibilité d’intervenir en Tchétchénie qu’avec la permission du gouvernement de Grozny.
Les autorités de Moscou n’ont pas confirmé l’existence de cet accord de...