Ferzli : Qui désarmera les milices si les Syriens se retirent ?
le 17 janvier 2005 à 00h00
Le ministre des Affaires étrangères, Mahmoud Hammoud, a commenté encore une fois hier la résolution 1559, soulignant que « le Liban, qui tient à ses principes et constantes, n’est pas convaincu par les motifs avancés pour l’adoption de la 1559 ». « La teneur de la résolution constitue une ingérence dans les affaires libanaises », a-t-il dit dans une déclaration à la presse. « La 1559 est aussi fondée sur de nombreuses contradictions et ne définit pas une échelle des priorités », a-t-il ajouté.
Le ministre des Affaires étrangères a également indiqué que « la 1559, qui constitue une pression sur le Liban et la Syrie, est une source d’inquiétude car elle peut avoir des répercussions sur la sécurité et la stabilité du pays ».
Pour sa part, le ministre de l’Information, Élie Ferzli, a indiqué qu’il « existe une nouvelle tentative de plonger le Liban dans le cercle vicieux des tiraillements », soulignant que « c’est pour cette raison que nous suivons avec inquiétude les activités des ambassadeurs qui ont pour but principal de plonger le Liban dans ce cercle vicieux ».
M. Ferzli a tenu ces propos en commentant la résolution 1559 ainsi que la déclaration, la semaine dernière, de la sous-secrétaire d’État adjointe, Elizabeth Dibble, qui avait qualifié de « ridicules » les critiques adressées à l’ambassadeur américain, Jeffrey Feltman. Elle avait également déclaré que les États-Unis n’attendront pas la paix au Proche-Orient pour faire appliquer la 1559.
Soulignant que « la 1559 est un moyen de pression sur la Syrie », le ministre de l’Information a noté que « le Liban refuse de jouer ce jeu et ne sera jamais une marionnette ».
Rappelant que cette résolution exige le retrait syrien et le désarmement des milices, M. Ferzli s’est demandé « qui désarmera les milices libanaises et étrangères au cas où l’armée syrienne se retire du Liban ».
L’ancien Premier ministre, Sélim Hoss, a, de son côté, commenté les propos de Mme Dibble. Lui aussi s’est posé des questions sur les capacités de l’armée libanaise. Bien que l’ancien chef de gouvernement ne soit pas contre la 1559 « parce que le Liban respecte la légitimité internationale », il s’est demandé « comment, une fois déployée à la frontière, l’armée pourrait stopper une attaque ou se défendre contre une offensive de l’État hébreu ».
Le ministre des Affaires étrangères, Mahmoud Hammoud, a commenté encore une fois hier la résolution 1559, soulignant que « le Liban, qui tient à ses principes et constantes, n’est pas convaincu par les motifs avancés pour l’adoption de la 1559 ». « La teneur de la résolution constitue une ingérence dans les affaires libanaises », a-t-il dit dans une déclaration à la presse. « La 1559 est aussi fondée sur de nombreuses contradictions et ne définit pas une échelle des priorités », a-t-il ajouté.
Le ministre des Affaires étrangères a également indiqué que « la 1559, qui constitue une pression sur le Liban et la Syrie, est une source d’inquiétude car elle peut avoir des répercussions sur la sécurité et la stabilité du pays ».
Pour sa part, le ministre de l’Information, Élie Ferzli, a indiqué...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.