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Actualités - Chronologie

L’Onu craint que la solidarité post-tsunami occulte les autres crises humanitaires

Après avoir promis des milliards de dollars d’aide aux victimes du raz-de-marée en Asie, les donateurs vont se voir rappeler aujourd’hui à Genève qu’il existe d’autres crises humanitaires moins médiatisées, voire oubliées. Quelques heures avant les discussions sur l’aide à l’Asie, le coordinateur des secours d’urgence de l’Onu, Jan Egeland, présidera une réunion où il incitera les gouvernements à se montrer généreux aussi pour les victimes des « urgences oubliées », a indiqué sa porte-parole Élisabeth Byrs. M. Egeland a rappelé jeudi dernier qu’« il y a autant de victimes anonymes en une année dans l’est du Congo et au Darfour (ouest du Soudan) qu’il y en aura dans les pays frappés par le tsunami ». « J’espère que le monde montrera autant de compassion pour ces victimes », a-t-il conclu. Une inquiétude partagée par les agences humanitaires, qui craignent que l’immense élan de solidarité post-tsunami n’aboutisse à priver de fonds d’autres grandes causes. L’Onu a lancé pour 2005 un appel de fonds mondial de 1,7 milliard de dollars pour répondre à 14 crises humanitaires affectant 26 millions de personnes. « Nous demandons un double engagement humanitaire : financer totalement l’appel de l’Onu pour les victimes du tsunami et financer l’appel mondial » pour 2005, explique Amanda Mitchell, porte-parole de l’organisation caritative Oxfam International. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a réclamé aux gouvernements 971,8 millions de francs suisses (612 millions d’euros) pour 88 pays, tandis que la Fédération internationale de la Croix-Rouge a besoin de 240 millions de FS (160 M EUR) pour ses programmes de santé publique, de lutte antisida et de prévention des catastrophes. Il arrive qu’en cours d’année, des fonds supplémentaires soient débloqués pour parer à une urgence non budgétée, mais aucune catastrophe n’a jamais atteint la dimension du raz-de-marée en Asie.

Après avoir promis des milliards de dollars d’aide aux victimes du raz-de-marée en Asie, les donateurs vont se voir rappeler aujourd’hui à Genève qu’il existe d’autres crises humanitaires moins médiatisées, voire oubliées.
Quelques heures avant les discussions sur l’aide à l’Asie, le coordinateur des secours d’urgence de l’Onu, Jan Egeland, présidera une réunion où il incitera les gouvernements à se montrer généreux aussi pour les victimes des « urgences oubliées », a indiqué sa porte-parole Élisabeth Byrs. M. Egeland a rappelé jeudi dernier qu’« il y a autant de victimes anonymes en une année dans l’est du Congo et au Darfour (ouest du Soudan) qu’il y en aura dans les pays frappés par le tsunami ». « J’espère que le monde montrera autant de compassion pour ces victimes », a-t-il...