Les Arabes attendent un geste
d’Israël et des États-Unis
le 11 janvier 2005 à 00h00
Au lendemain de l’élection du modéré Mahmoud Abbas à la tête de l’Autorité palestinienne, les Arabes estiment qu’il revient désormais à Israël et aux États-Unis de prendre les initiatives de paix au Proche-Orient.
« Il faudra une coopération entière de M. Sharon et un engagement sérieux de Bush et de la communauté internationale », déclare Abdel Raouf al-Ridi, président du Conseil égyptien pour les relations internationales.
Abdel Moneim Saïd, directeur du Centre d’études politiques et stratégiques d’Ahram, au Caire, précise que les progrès vers la paix dépendent à présent du bon vouloir de Sharon et de Bush, le premier devant s’engager à respecter pleinement la « feuille de route », le second à tenir sa promesse d’augmentation de l’aide accordée aux Palestiniens.
Les gouvernements arabes ont été plus lents à réagir après la victoire de Abbas.
Le Caire a néanmoins évoqué « une étape vers la concrétisation des rêves du peuple palestinien que sont la création d’un État indépendant et le recouvrement de droits légitimes ». « Le président (Hosni) Moubarak affirme que l’Égypte poursuivra son rôle et ses contacts avec la nouvelle direction palestinienne pour soutenir les efforts de reconstruction des structures et des institutions de l’Autorité palestinienne », a déclaré le porte-parole de la présidence égyptienne.
De son côté, le président syrien Bachar el-Assad a adressé un message de félicitations à Mahmoud Abbas en espérant l’édification d’un État palestinien indépendant.
À Bahreïn, le ministre de l’Information Nabil Yacoub al-Hamar a exprimé l’espoir que l’élection d’Abou Mazen « donnera une impulsion à la reprise des négociations de paix avec Israël ».
Le ton est le même en Jordanie où la porte-parole du gouvernement Asma Khodr espère que « le processus démocratique entamé lors de cette élection conduira à l’édification d’un État indépendant ».
D’autre part, le porte-parole du gouvernement iranien, Abdollah Ramezanzadeh, a déclaré hier que l’Iran « respecte » le vote de la majorité des Palestiniens en faveur de Mahmoud Abbas.
Pour leur part, les médias arabes ont vu dans l’élection de Mahmoud Abbas un « nouveau commencement » pour les Palestiniens et les espoirs de paix dans la région.
La télévision publique égyptienne a ainsi insisté sur le fort taux de participation à l’élection et mis en exergue la déclaration de M. Abbas dédiant sa victoire à son prédécesseur Yasser Arafat.
Le journal al-Wafd qualifie l’élection de « commencement » et souligne qu’il s’agit « d’un mouvement différent dans une direction différente, qui était nécessaire ».
Au lendemain de l’élection du modéré Mahmoud Abbas à la tête de l’Autorité palestinienne, les Arabes estiment qu’il revient désormais à Israël et aux États-Unis de prendre les initiatives de paix au Proche-Orient.
« Il faudra une coopération entière de M. Sharon et un engagement sérieux de Bush et de la communauté internationale », déclare Abdel Raouf al-Ridi, président du Conseil égyptien pour les relations internationales.
Abdel Moneim Saïd, directeur du Centre d’études politiques et stratégiques d’Ahram, au Caire, précise que les progrès vers la paix dépendent à présent du bon vouloir de Sharon et de Bush, le premier devant s’engager à respecter pleinement la « feuille de route », le second à tenir sa promesse d’augmentation de l’aide accordée aux Palestiniens.
Les gouvernements...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.