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Changes et Bourses Les chiffres de l’emploi US ont fait plonger l’euro

Le dollar a poursuivi hier son mouvement ascensionnel face à l’euro sur les marchés des changes, profitant de la solidité du marché du travail aux États-Unis et des perspectives de nouveaux relèvements par la Fed de son principal taux directeur. La publication du rapport mensuel du chômage US en décembre a donc déclenché une nouvelle hausse du billet vert : les créations d’emplois non agricoles se sont un peu accélérées le mois dernier aux États-Unis avec 157 000 nouveaux postes, après 137 000 en novembre (voir par ailleurs). L’euro a, dans un premier temps, progressé face au dollar jusqu’à 1,3235 $, car les créations d’emplois étaient inférieures aux attentes des économistes qui tablaient sur 175 000. Mais après quelques minutes de tergiversation et de réflexion, les investisseurs se sont mis à racheter des dollars, pénalisant les principales devises et en particulier l’euro qui a aussitôt fléchi jusqu’à 1,3025 $. Autre facteur favorable à la progression du dollar, l’attitude de la Fed qui, en publiant mardi dernier les minutes de la réunion du 14 décembre de son comité de politique monétaire, a redonné beaucoup d’espoir à la poursuite de sa politique d’argent cher si l’économie US continue de créer de nouveaux emplois. Dans cette perspective, le différentiel entre les taux d’intérêt de la Fed (2,25 %) et de la BCE (2 %), déjà en faveur du dollar, risque donc de s’accroître encore plus, toujours en faveur des placements en actifs US. De plus, les opérateurs ont été également sensibilisés par les propos tenus hier par le secrétaire US au Trésor, John Snow, qui a réitéré le soutien de son gouvernement à la politique du dollar fort. L’euro ne tardait pas à en souffrir, d’autant que les intervenants avaient appris d’Eurostat un peu plus tôt que le taux de chômage est resté stable mais assez élevé dans la zone euro en novembre par rapport à octobre, à 8,9 % de la population active, alors qu’aux États-Unis il n’a pas dépassé le mois dernier les 5,4 %. Il en est de même de l’annonce par le ministère de l’Économie en Allemagne que les commandes dans l’industrie de la 1re économie de la zone euro sont nettement reparties en baisse en novembre, avec un recul de 2,3 % sur un mois après une hausse de 1 % en octobre. Cela étant, l’euro est resté sous pression, se négociant finalement à New York en nouvelle baisse de 0,91 % à 1,3045 $ contre 1,3165 $ la veille. Irrégularité de Wall Street et fermeté des européennes La Bourse US était irrégulière en cette fin de semaine, les prises de bénéfices se poursuivant après les gains de décembre, en dépit des bons chiffres de l’emploi publiés hier et du repli des prix du pétrole. En outre, les nouvelles selon lesquelles l’opérateur téléphonique Sprint et le groupe Virgin discutent de la vente de leur joint-venture dans Virgin Mobile USA ont laissé de marbre les investisseurs ainsi que le relèvement par Morgan Stanley de ses recommandations sur FedEx et UPS. Quant aux Bourses européennes, elles ont terminé en hausse, dopées par le nouvel accès de faiblesse de l’euro face au dollar et la fermeté des bancaires qui profitaient d’une avalanche de bonnes recommandations, dont celles de Lehman Brothers sur Société générale et de Morgan Stanley sur HBOS. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A de Solidere de 8,35 $ à 8,39 $ et la baisse des actions B de 8,27 $ à 8,22 $. Élie KAHWAGI

Le dollar a poursuivi hier son mouvement ascensionnel face à l’euro sur les marchés des changes, profitant de la solidité du marché du travail aux États-Unis et des perspectives de nouveaux relèvements par la Fed de son principal taux directeur. La publication du rapport mensuel du chômage US en décembre a donc déclenché une nouvelle hausse du billet vert : les créations d’emplois non agricoles se sont un peu accélérées le mois dernier aux États-Unis avec 157 000 nouveaux postes, après 137 000 en novembre (voir par ailleurs). L’euro a, dans un premier temps, progressé face au dollar jusqu’à 1,3235 $, car les créations d’emplois étaient inférieures aux attentes des économistes qui tablaient sur 175 000. Mais après quelques minutes de tergiversation et de réflexion, les investisseurs se sont mis à...