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Rallye : le jour où Loeb est entré dans la légende

Le 8 février 2004 restera une date à part dans l’histoire du championnat du monde des rallyes et dans la mémoire de Sébastien Loeb (Citroën Xsara). Ce jour-là, le Français est devenu le premier pilote non nordique à inscrire son nom au palmarès de la Suède, réalisant ce que personne avant lui n’avait réussi, ce dont tous les pilotes du « sud » rêvaient : mettre un terme à trente-neuf victoires suédoises, treize finlandaises. En immobilisant sa Xsara au parc d’assistance de Hagfors, Sébastien Loeb sut immédiatement que ce qu’il venait d’accomplir dépassait largement le simple cadre d’une victoire, la deuxième consécutive après le Monte-Carlo en ce début de saison. Une forêt de micros, une bousculade des médias internationaux, l’exploit réussi par le Français prenait un formidable retentissement, suscitait l’admiration de tous. Y compris de ses pairs. Le lundi matin, dans le petit aéroport de Karlstad, la une des quotidiens suédois arborait la photo de ce Français qui venait de briser l’hégémonie des spécialistes de la glisse. Loeb faisait définitivement partie des plus grands. « Je ne sais pas si c’est la plus belle mais c’est une victoire qui entre dans la légende. Une page d’histoire vient de s’écrire », témoignait le vainqueur le dimanche soir à Karlstad. Chacun se disait alors que plus rien ne pouvait résister à Loeb. Après avoir échoué de peu quelques mois plus tôt dans la conquête du titre pour sa première saison complète en Mondial, 2004 serait l’année Loeb. « Nous sommes entrés dans une “ère Loeb” », notait même Carlos Sainz, coéquipier admiratif devant le talent immense de son cadet. Le Monte-Carlo, la neige et la glace de la Suède, l’asphalte de l’Allemagne, la terre de Turquie et celle de Chypre en cadeau, avant un bouquet final sur celle d’Australie pour un sixième succès, le record de son compatriote Didier Auriol (1992) égalé, jamais titre mondial n’avait autant été mérité. Un couronnement que Loeb obtenait en Corse, dix ans après son aîné. « C’est toujours sympa d’égaler un record, déclarait-il. Il vaut mieux l’avoir tout seul. Mais là, on est deux avec Didier et cela me fait plaisir de le partager. Cependant, cela n’était pas ma priorité cette saison. C’était de gagner le championnat des rallyes. » Au soir d’une ultime victoire en Australie, au moment du bilan, la date du 8 février ressurgissait dans la mémoire de Sébastien Loeb. « La victoire qui m’a le plus marqué, celle dont je suis le plus fier, c’est la Suède, insistait le champion du monde. Parce que j’étais le premier non-nordique à gagner là-bas. Cela m’a fait vraiment plaisir. C’est celle qui me laisse le plus de souvenirs. » « Tristesse » Seule ombre au tableau d’une saison formidable, l’annonce par le groupe PSA de l’arrêt de Peugeot et Citroën à la fin du championnat du monde 2005. Un terrible coup pour Citroën. « L’équipe ne méritait pas ça après tout le travail accompli cette saison, estimait Loeb. Les gars m’ont donné une voiture parfaite, ils pouvaient attendre mieux. » Cette annonce survenait avant même que le pilote et son équipe n’aient eu le temps de célébrer une année glorieuse. Au moment où Carlos Sainz, monstre sacré des rallyes, faisait ses adieux à la compétition. L’ultime rendez-vous de la saison aurait dû être synonyme de fête. Au lieu de cela... « Il y avait pas mal de tristesse dans l’équipe tout au long du week-end », reconnaissait Sébastien Loeb. En ce dimanche de novembre à Perth, le jour de gloire du 8 février paraissait déjà bien loin...
Le 8 février 2004 restera une date à part dans l’histoire du championnat du monde des rallyes et dans la mémoire de Sébastien Loeb (Citroën Xsara).
Ce jour-là, le Français est devenu le premier pilote non nordique à inscrire son nom au palmarès de la Suède, réalisant ce que personne avant lui n’avait réussi, ce dont tous les pilotes du « sud » rêvaient : mettre un terme à trente-neuf victoires suédoises, treize finlandaises.
En immobilisant sa Xsara au parc d’assistance de Hagfors, Sébastien Loeb sut immédiatement que ce qu’il venait d’accomplir dépassait largement le simple cadre d’une victoire, la deuxième consécutive après le Monte-Carlo en ce début de saison.
Une forêt de micros, une bousculade des médias internationaux, l’exploit réussi par le Français prenait un formidable...