Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Algérie Le chef du GIA a été tué par ses proches en juillet 2004

Le chef du Groupe islamique armé (GIA) Rachid Abou Tourab, a été tué par certains de ses proches en juillet 2004, a annoncé hier le ministère de l’Intérieur algérien dans un communiqué. La police a ensuite arrêté son premier remplaçant lors d’une opération menée en novembre. Le second remplaçant de M. Abou Tourab a, lui, été tué récemment, selon ce communiqué lu à la télévision publique. M. Abou Tourab, de son vrai nom Rachid Oukali, avait succédé à la tête du GIA à Antar Zouabri, tué le 8 février 2002 par l’armée à Boufarik (au sud d’Alger). Mais le GIA, auteur notamment de nombreux assassinats d’intellectuels, de massacres de civils et du détournement sanglant d’un Airbus d’Air France sur l’aéroport d’Alger, il y a dix ans, avait vu sa puissance décliner ces dernières années. Il avait subi de très lourds revers de la part des forces de sécurité et avait été miné par les dissidences. Les violences imputées aux islamistes armés sont en nette régression depuis l’été 2003. La plupart des derniers attentats ont été imputés au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). La police algérienne a récemment affirmé qu’il ne restait plus qu’entre 300 et 500 islamistes armés encore en activité en Algérie. Après la mort de M. Abou Tourab, un de ses deux remplaçants a été arrêté à Alger, alors que l’autre a été tué à Chlef (à l’ouest d’Alger), selon le communiqué du ministère de l’Intérieur. Le premier des successeurs, Noureddine Boudiafi, alias « Noureddine RPG » dit « Hakim », a été arrêté par les services de sécurité, à une date qui n’a pas été précisée. Mais le communiqué donne le début novembre comme date du début de l’opération, qui a aussi permis d’arrêter plusieurs islamistes armés et de démanteler des réseaux de soutien de ce groupe. Le successeur de M. Boudiafi, « fraîchement intronisé à la tête du GIA », Chaabane Younes dit « Lyes », a été abattu, selon la même source qui ne donne pas de précision sur la date et les circonstances de cette « élimination ». Rachid Abou Tourab avait affirmé qu’il poursuivrait la ligne radicale et violente de son prédécesseur Antar Zouabri qui s’était illustré par des massacres collectifs de civils, affirmant qu’il ne voulait « ni trêve, ni dialogue, ni réconciliation, ni sécurité ». Ce radicalisme avait entraîné une certaine atomisation du GIA, plusieurs phalanges du mouvement entrant en dissidence.

Le chef du Groupe islamique armé (GIA) Rachid Abou Tourab, a été tué par certains de ses proches en juillet 2004, a annoncé hier le ministère de l’Intérieur algérien dans un communiqué. La police a ensuite arrêté son premier remplaçant lors d’une opération menée en novembre. Le second remplaçant de M. Abou Tourab a, lui, été tué récemment, selon ce communiqué lu à la télévision publique.
M. Abou Tourab, de son vrai nom Rachid Oukali, avait succédé à la tête du GIA à Antar Zouabri, tué le 8 février 2002 par l’armée à Boufarik (au sud d’Alger). Mais le GIA, auteur notamment de nombreux assassinats d’intellectuels, de massacres de civils et du détournement sanglant d’un Airbus d’Air France sur l’aéroport d’Alger, il y a dix ans, avait vu sa puissance décliner ces dernières années. Il...