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Les survivants victimes d’arnaques et d’exploitation sexuelle

Des individus sans scrupules profitent du chaos et du désarroi des victimes du tsunami pour violer ou enlever des rescapés dans des camps de réfugiés ou des hôpitaux d’Asie du Sud, ou encore pour piller les domiciles de disparus européens. Alors que le monde entier se mobilise pour venir en aide aux survivants, un groupe de femmes du Sri Lanka a dénoncé des violeurs s’attaquant à des rescapées. « On nous a signalé des incidents de viols, de viols en réunion, de violences et de mauvais traitements de femmes et de jeunes filles au cours d’opérations de secours non supervisées et envers des personnes en hébergement provisoire », a déclaré le Collectif Femmes et Media. L’ONG Save the Children met également en garde contre l’exploitation sexuelle qui menace les enfants rendus orphelins par la tragédie. « D’après l’expérience de précédentes catastrophes, les enfants sont particulièrement exposés », a déclaré Charlotte Petri Gornitzka, dirigeante suédoise de l’organisation. En Thaïlande, des voleurs déguisés en policiers et en sauveteurs ont pillé les bagages et les coffres-forts dans des hôtels bordant la plage de Khao Lak. La Suède a dépêché hier sur place sept policiers pour enquêter sur l’enlèvement présumé d’un Suédois de douze ans dont les parents ont été emportés par la vague géante. « Il est malheureusement vrai que les maisons de personnes dont la disparition est connue ont été passées au peigne fin et partiellement vidées », a déclaré à une radio locale le secrétaire d’État Lars Danielsson. En Norvège, la police craint que des criminels ne se fassent porter sur la liste des victimes pour prendre une nouvelle identité ou commettre des fraudes à l’assurance. Kjersti Oppen, du Service national d’enquêtes criminelles, confirme que la liste des Norvégiens disparus est vérifiée pour y déceler d’éventuels criminels ou des personnes fortement endettées. Des fraudes similaires avaient été démasquées après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. En Grande-Bretagne, la police a annoncé l’arrestation d’un homme qui avait envoyé par email de fausses nouvelles à des parents ou des amis à la recherche de proches. L’homme se réclamait du bureau des Affaires étrangères en Thaïlande. À Hong Kong, où la population se mobilise en faveur des victimes, l’organisation caritative Oxfam a mis en garde contre une collecte de fonds lancée en son nom par Internet, invitant les donateurs à verser de l’argent sur un compte bancaire à Chypre.
Des individus sans scrupules profitent du chaos et du désarroi des victimes du tsunami pour violer ou enlever des rescapés dans des camps de réfugiés ou des hôpitaux d’Asie du Sud, ou encore pour piller les domiciles de disparus européens. Alors que le monde entier se mobilise pour venir en aide aux survivants, un groupe de femmes du Sri Lanka a dénoncé des violeurs s’attaquant à des rescapées. « On nous a signalé des incidents de viols, de viols en réunion, de violences et de mauvais traitements de femmes et de jeunes filles au cours d’opérations de secours non supervisées et envers des personnes en hébergement provisoire », a déclaré le Collectif Femmes et Media. L’ONG Save the Children met également en garde contre l’exploitation sexuelle qui menace les enfants rendus orphelins par la tragédie. «...