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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro repart à la baisse après une bonne statistique US

L’euro a continué de battre en retraite face au dollar en cette première journée ouvrable de l’année sur des marchés toujours peu actifs avec la fermeture de Londres et de Tokyo pour cause de jour férié. La monnaie unique n’a pas pu bénéficier hier de la publication d’une statistique européenne apparemment encourageante, contrairement au dollar qui a trouvé appui dans l’annonce par le groupement des directeurs d’achats du secteur industriel US que son indice ISM a progressé en décembre à 58,6 points contre 57,8 points en novembre, et ce pour le 19e mois consécutif. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre que la hausse de décembre aux États-Unis a été entraînée par la progression de 67,4 points des nouvelles commandes contre 61,5 points, ainsi que par le léger ralentissement de la composante mesurant l’emploi, qui est passée à 57,2 points contre 57,6 points pendant la même période. Un peu plus tôt, les opérateurs avaient fait preuve d’indifférence à l’annonce par les directeurs d’achats du secteur manufacturier de la zone euro que leur indice PMI a progressé d’un point en décembre à 51,4 points, car dans un contexte de flambée de la monnaie unique, les économistes n’ont pas considéré cette hausse comme le signal d’une accélération de la croissance. À cet égard, ils ont remarqué qu’après une chute de deux points en novembre à 50,4 points, l’indice PMI n’a fait que regagner en décembre une partie du terrain perdu, laissant croire que son récent redressement est purement technique et ne peut en aucun cas être interprété comme un retournement à la hausse. Cette idée a été renforcée par le fait que les nouvelles commandes demeuraient à un bas niveau, à 51,6 points, reflétant les conditions difficiles à l’exportation liées à l’euro fort et à une baisse de la demande mondiale. Compte tenu de toutes ces considérations et malgré la baisse de 0,4 % des dépenses de construction aux États-Unis en novembre contre une hausse de 0,3 % en octobre, les intervenants ont estimé devoir se repositionner en faveur du dollar, surtout qu’ils avaient largement anticipé les déséquilibres extérieurs record aux États-Unis, qui exigent une baisse du billet vert. Cela étant, l’euro s’est finalement négocié à New York sur un ton faible à 1,3470 $ contre 1,3575 $ vendredi dernier, en nouvelle baisse de 0,77 %. Baisse des Bourses US et hausse des européennes La Bourse US était dans le rouge hier suite à des chiffres décevants sur le secteur de la construction aux États-Unis. De ce fait, l’annonce par Wal-Mart d’une hausse de 3 % de ses ventes en décembre a laissé les opérateurs de marbre. Et malgré la chute des prix pétroliers, les investisseurs restaient préoccupés par les nouvelles du Financial Times, selon lesquelles un scientifique prévoit de publier des recherches que plusieurs médicaments auraient causé la mort ou des accidents cardiaques dangereux chez les Américains. Au contraire, les Bourses européennes étaient en hausse, portées par la double baisse de l’euro et du pétrole, qui a soutenu les exportateurs et les titres automobiles. La nette augmentation des ventes en novembre et décembre a également profité au secteur de la distribution. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A de Solidere de 8,25 $ à 8,30 $, et la baisse des actions B de 8,10 $ à 8,05 $. Élie KAHWAGI
L’euro a continué de battre en retraite face au dollar en cette première journée ouvrable de l’année sur des marchés toujours peu actifs avec la fermeture de Londres et de Tokyo pour cause de jour férié. La monnaie unique n’a pas pu bénéficier hier de la publication d’une statistique européenne apparemment encourageante, contrairement au dollar qui a trouvé appui dans l’annonce par le groupement des directeurs d’achats du secteur industriel US que son indice ISM a progressé en décembre à 58,6 points contre 57,8 points en novembre, et ce pour le 19e mois consécutif. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre que la hausse de décembre aux États-Unis a été entraînée par la progression de 67,4 points des nouvelles commandes contre 61,5 points, ainsi que par le léger ralentissement de la...