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Actualités - Chronologie

Une abbaye se « reconvertit » à l’hôtellerie à Dijon

La vente, à un hôtelier anglais, de l’abbaye de La Bussière, propriété de l’évêché de Dijon en déficit financier, et sa future transformation en « Relais et châteaux », suscite les protestations de nombreux fidèles de ce fleuron du patrimoine de Côte d’Or. Bâtie au XIIe siècle, l’abbaye, située à une trentaine de kilomètres de Dijon, compte plusieurs bâtiments, dont certains sont classés monuments historiques, et un parc de cinq hectares ouvert au public. Ses quelque 160 lits, dont la moitié en dortoir, permettaient d’accueillir dans les années soixante les fidèles pour « une retraite spirituelle », puis, au fil des temps, à des prix modiques, des séjours de groupes scolaires et de particuliers, des séminaires professionnels, et plus récemment des mariages et des fêtes. Il y a désormais « moins de retraites religieuses », déplore le père Gérard Dampt, président de l’association des Amis de l’abbaye de La Bussière, forte de 300 membres, qui gère l’établissement. Les autres activités ne permettent pas « de fonctionner toute l’année. Et les gens ne se contentent plus de chambres sans douche individuelle », explique-t-il. Le nouvel archevêque de Dijon a alors « saisi une occasion », explique le père Dampt, pour qui la vente a été faite à un « bon prix ». Mgr Roland Minnerath, par ailleurs docteur en gestion, a aussi lancé un plan d’économies pour le diocèse.
La vente, à un hôtelier anglais, de l’abbaye de La Bussière, propriété de l’évêché de Dijon en déficit financier, et sa future transformation en « Relais et châteaux », suscite les protestations de nombreux fidèles de ce fleuron du patrimoine de Côte d’Or. Bâtie au XIIe siècle, l’abbaye, située à une trentaine de kilomètres de Dijon, compte plusieurs bâtiments, dont certains sont classés monuments historiques, et un parc de cinq hectares ouvert au public. Ses quelque 160 lits, dont la moitié en dortoir, permettaient d’accueillir dans les années soixante les fidèles pour « une retraite spirituelle », puis, au fil des temps, à des prix modiques, des séjours de groupes scolaires et de particuliers, des séminaires professionnels, et plus récemment des mariages et des fêtes. Il y a désormais « moins...