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Cyclisme Museeuw assigne en justice la fédération belge contre sa suspension

Le cycliste flamand Johan Museeuw a assigné en justice hier la Ligue vélocipédique belge (LVB) pour demander l’annulation de la suspension prononcée contre lui en octobre pour dopage intentionnel, a annoncé son avocat, Me Jozef Lievens. Le « Lion des Flandres », meilleur coureur de classiques des années 90, reproche entre autres à la commission disciplinaire de la LVB de ne pas être compétente pour juger de son cas et d’avoir insuffisamment motivé sa décision. Il l’accuse également d’avoir violé le principe de la présomption d’innocence et le secret de l’instruction dont il est l’un des protagonistes. Selon Me Lievens, la LVB a en outre contrevenu « au principe légal qui implique que les procédures disciplinaires doivent être suspendues jusqu’à ce que les procédures pénales soient terminées ». Quelques mois à peine après avoir mis un terme à 38 ans à une carrière exceptionnelle, Johan Museeuw a été condamné le 9 octobre dernier à quatre ans de suspension, dont deux effectifs, pour dopage intentionnel. Ex-figure emblématique du cyclisme flamand, l’ancien champion du monde en 1996 et vainqueur de la Coupe du monde en 1995 et 1996 est en Belgique l’un des personnages centraux dans le cadre du dossier à charge du vétérinaire José Landuyt et du soigneur Herman Versele. Les deux hommes sont soupçonnés de trafic d’hormones et de produits dopants dans le milieu du cyclisme belge. Le président du Comité international olympique (CIO), le Belge Jacques Rogge, avait égratigné Museeuw la semaine passée, en affirmant qu’on pouvait « certainement... remettre en cause la valeur » de son palmarès.

Le cycliste flamand Johan Museeuw a assigné en justice hier la Ligue vélocipédique belge (LVB) pour demander l’annulation de la suspension prononcée contre lui en octobre pour dopage intentionnel, a annoncé son avocat, Me Jozef Lievens.
Le « Lion des Flandres », meilleur coureur de classiques des années 90, reproche entre autres à la commission disciplinaire de la LVB de ne pas être compétente pour juger de son cas et d’avoir insuffisamment motivé sa décision.
Il l’accuse également d’avoir violé le principe de la présomption d’innocence et le secret de l’instruction dont il est l’un des protagonistes.
Selon Me Lievens, la LVB a en outre contrevenu « au principe légal qui implique que les procédures disciplinaires doivent être suspendues jusqu’à ce que les procédures pénales soient terminées...