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Actualités - Rencontre

Rencontre Billy Karam : toujours plus vite (photos)

Issu d’une famille aisée, ce qui lui a permis de poursuivre des études de business aux États-Unis, rien ne prédestinait Billy Karam à faire carrière dans le monde automobile, sinon une passion qu’il a découverte sur le tard grâce à son ami et ancien champion du Liban, Michel Araman. Ce dernier lui a inoculé le virus lors d’une course de côte disputée en 1984, alors qu’il avait 27 ans (l’âge où certain pilotes pensent déjà à la reconversion). Le mal était fait. Depuis ce jour, Nabil Karam a la course dans le sang. «Michel Araman m’a ensuite convaincu d’acheter une voiture plus compétitive à la place de ma BMW 320. Comme je travaillais en Angleterre, j’ai eu l’occasion d’aller acheter une Porsche de 200 chevaux en Belgique. » Les résultats ne se font pas attendre. Pour son premier essai, il réussit un coup de maître. En effet, dès 1985, il monte sur la deuxième marche du podium, juste derrière Nagi Hneiné, au championnat du Liban et au Rallye du Liban. Encouragé par ses résultats, Karam se porte acquéreur d’une Porsche Rothman à Chypre où il fait la connaissance de David Richards. Choix judicieux dans la mesure où il enchaîne les victoires dans le Rallye du printemps, en course de côte et au championnat du Liban. Au total, 8 titres de champion du Liban, dont 6 titres de course de côte, et pas moins de 5 titres de champion Rumman International Hillclimb en Jordanie. Une Opel Tigra de 350 chevaux Questionné sur son hobby, Billy Karam devient tout de suite intarissable. Avec force gestes, il aborde, souriant, le sujet avec décontraction. Par contre, le visage du champion se ferme aussitôt qu’il se remémoire le grave accident dont il a été victime en 1992 avec son copilote. Karam préfère ne pas s’étaler sur le sujet. Ce douloureux accident a laissé chez lui des séquelles profondes, si bien qu’il a dû prendre par la suite deux années sabbatiques. Mais la passion est la plus forte. De retour sur les routes, et comprenant sans doute que le Liban ne peut lui offrir l’opportunité de développer son talent comme il l’entend, il commence à disputer (avec succès) des courses à l’étranger : Dubaï, Jordanie, Chypre, France, la dernière en date ayant été au trophée Andros où il a fait forte impression à bord de sa Opel Tigra de 350 chevaux, louée spécialement pour cet évènement. Parti 45e sur 47 sur le circuit de Serre-Chevalier, il se hisse le lendemain à la 16e place au classement général, et 3e dans la catégorie promotion (deux roues directrices seulement). Requête dans le livre « Guinness des records » Quelques semaines plus tard, au stade de France, Billy Karam et son ami Chetail côtoient allègrement les plus grands noms du sport automobile : Alain Prost et Yvan Muller, Jean-Luc Pailler, Jacques Laffite... Conduisant sur la glace comme s’il n’avait jamais fait que cela dans sa carrière, Karam se paie même le luxe de devancer des voitures plus puissantes. « On a été sur la deuxième marche du podium devant 60 000 personnes. J’étais fier d’être libanais. C’était une expérience merveilleuse. » Mais sa passion ne se limite pas aux circuits, que ce soit en course de côte, dans un rallye de montagne ou un trophée Andros. Pour vivre à fond sa passion, Karam a fondé un musée de voiture miniature à Zouk Mosbeh qui regroupe plus de 4 000 bolides et 200 dioramas à l’échelle 1/18e et 1/43e, assemblés durant de longues heures. Le résultat est une des plus grandes collections au monde. Karam a d’ailleurs présenté une requête pour figurer au livre Guinness des records. Ce musée, qui a déjà été visité par les plus grands, dont Max Mosley, président de la Fédération internationale automobile, est même devenu un lieu de prédilection à visiter pour les jeunes et les moins jeunes. Senna et Sainz comme pilotes préférés De même, il garde ses albums photos répertoriés comme seul un archiviste chevronné sait le faire, chaque album correspondant à une année précise et à un thème donné. Et en les feuilletant, on peut tomber sur des photos de Billy aux côtés des plus grands noms du sport automobile : Michael Schumacher, Nigel Mansell, Jacques Villeneuve, Bernie Ecclestone, Marcus Gronholm... Ses pilotes préférés ? Carlos Sainz (en rallye) et Ayrton Senna (en F1) sont en tête de liste, mais il ne tarit cependant pas d’éloges sur les capacités sportives de Michael Schumacher, qu’il considère comme le plus grand pilote de tous les temps. Sur le terrain, Billy a rejoint la commission de sécurité routière libanaise, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, dont le but est de réduire le nombre d’accidents et de victimes. Mais son vrai rêve serait de voir une étape de F1 se courir au Liban. Responsable de ce projet qui devait voir le jour mais qui est resté en suspens faute de stabilité politique dans la région, Billy demeure optimiste. « On n’est pas complètement hors course étant donné la nouvelle réglementation de la FIA qui ne privilégie plus les circuits européens. Je ferais de tout pour réaliser un jour ce rêve, qui changera la face du pays. » En espérant que ce rêve deviendra réalité... Guy SALMÉ


Issu d’une famille aisée, ce qui lui a permis de poursuivre des études de business aux États-Unis, rien ne prédestinait Billy Karam à faire carrière dans le monde automobile, sinon une passion qu’il a découverte sur le tard grâce à son ami et ancien champion du Liban, Michel Araman. Ce dernier lui a inoculé le virus lors d’une course de côte disputée en 1984, alors qu’il avait 27 ans (l’âge où certain pilotes pensent déjà à la reconversion). Le mal était fait. Depuis ce jour, Nabil Karam a la course dans le sang.
«Michel Araman m’a ensuite convaincu d’acheter une voiture plus compétitive à la place de ma BMW 320. Comme je travaillais en Angleterre, j’ai eu l’occasion d’aller acheter une Porsche de 200 chevaux en Belgique. » Les résultats ne se font pas attendre. Pour son premier essai, il...