L’Iran cessera les négociations si elles n’avancent plus
Washington aurait mis
el-Baradei sur écoute
le 13 décembre 2004 à 00h00
L’Administration américaine a mis sur écoute des conversations téléphoniques entre Mohammed el-Baradei, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et des diplomates iraniens, espérant ainsi obtenir des arguments pour le faire quitter son poste, a affirmé hier le Washington Post. Une partie de l’entourage du président américain George Bush souhaite empêcher M. el-Baradei de décrocher l’an prochain un troisième mandat à la tête de l’AIEA, au motif que cet Égyptien musulman de 62 ans manquerait de fermeté vis-à-vis de l’Iran.
M. el-Baradei a déclaré dans une interview publiée hier par le journal espagnol El Pais que l’Iran n’est pas une menace nucléaire « imminente ». « Pour l’instant, le gouvernement iranien n’a pas bloqué l’accès de nos inspecteurs à un bâtiment ou une installation militaire », a-t-il affirmé. « Il reste à inspecter une grande installation militaire. J’espère que nous pourrons y avoir accès bientôt, mais il n’y a pas eu d’interdiction ni d’avis négatif », selon lui.
Par ailleurs, l’Iran a affirmé rompre les négociations sitôt qu’il constatera qu’elles n’avancent plus, a prévenu le dirigeant chargé du nucléaire, Hassan Rohani, se livrant aux mises en garde d’usage tout en adoptant cependant un ton prudent et conciliant. « Nous poursuivrons les négociations aussi longtemps qu’elles progresseront, nous les cesserons à tout moment si ce n’est plus le cas », a dit M. Rohani, cité par l’agence officielle Irna, au moment de partir pour Bruxelles.
De même, l’Iran a de nouveau exclu un renoncement permanent de sa part à enrichir l’uranium, a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi. Il s’exprimait devant la presse à la veille du lancement, à Bruxelles, de négociations de suivi à un accord conclu en novembre entre Iraniens et Européens, par lequel la République islamique a accepté de suspendre l’enrichissement.
L’Administration américaine a mis sur écoute des conversations téléphoniques entre Mohammed el-Baradei, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et des diplomates iraniens, espérant ainsi obtenir des arguments pour le faire quitter son poste, a affirmé hier le Washington Post. Une partie de l’entourage du président américain George Bush souhaite empêcher M. el-Baradei de décrocher l’an prochain un troisième mandat à la tête de l’AIEA, au motif que cet Égyptien musulman de 62 ans manquerait de fermeté vis-à-vis de l’Iran.
M. el-Baradei a déclaré dans une interview publiée hier par le journal espagnol El Pais que l’Iran n’est pas une menace nucléaire « imminente ». « Pour l’instant, le gouvernement iranien n’a pas bloqué l’accès de nos inspecteurs à un bâtiment ou...
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