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Rapport Cinq millions d’enfants meurent de faim chaque année, avertit la FAO

La faim et la malnutrition dans le monde provoquent la mort de plus de 5 millions d’enfants chaque année, un « scandale » que des investissements relativement modestes permettraient d’éviter, a averti hier la FAO. 852 millions de personnes dans le monde étaient sous-alimentées, dans la période 2000-2002, selon le rapport annuel de la FAO, l’agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, qui met l’accent sur le « coût exorbitant » de l’inaction face à ce fléau. « En plus de la souffrance humaine qui est en soi un scandale, la faim a aussi pour conséquence d’importantes pertes économiques », a déclaré M. Hartwig de Haen, sous-directeur général de la FAO, en présentant à Rome le rapport intitulé « L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde ». De plus, les millions d’enfants sous-alimentés qui survivent souffriront pendant le reste de leur vie de séquelles qui diminueront leur productivité et leur capacité à gagner leur vie. La FAO évalue cette perte de productivité à un chiffre exorbitant dépassant les 500 milliards de dollars. Sur les 852 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde, 815 millions vivent dans les pays en développement, 28 dans les pays en transition et 9 dans les pays développés. Mais l’organisation voit toutefois une raison d’optimisme dans le fait que 30 pays, comptant ensemble près de la moitié de la population des pays en développement, ont réussi à réduire de 25 % le pourcentage de personnes souffrant de la faim durant les années 1990. Cela montre que « des progrès rapides sont possibles », souligne le rapport.

La faim et la malnutrition dans le monde provoquent la mort de plus de 5 millions d’enfants chaque année, un « scandale » que des investissements relativement modestes permettraient d’éviter, a averti hier la FAO.
852 millions de personnes dans le monde étaient sous-alimentées, dans la période 2000-2002, selon le rapport annuel de la FAO, l’agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, qui met l’accent sur le « coût exorbitant » de l’inaction face à ce fléau.
« En plus de la souffrance humaine qui est en soi un scandale, la faim a aussi pour conséquence d’importantes pertes économiques », a déclaré M. Hartwig de Haen, sous-directeur général de la FAO, en présentant à Rome le rapport intitulé « L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde ». De plus, les millions...