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Actualités - Chronologie

L’Égypte, petit pays pétrolier qui mise sur le gaz

L’Égypte, qui accueille une réunion ministérielle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, est un pays pétrolier aux ressources limitées, qui aspire à devenir grand dans le gaz. L’Égypte a le statut d’observateur au sein de l’OPEP. À l’occasion de la prochaine réunion du Caire, le ministre égyptien du pétrole Sameh Fahmi a souligné « la nécessité d’une coordination entre producteurs Opep et non-Opep pour réaliser la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier international ». Les exportations égyptiennes d’hydrocarbures (pétrole et gaz) se situent à un niveau modeste. Elles sont passées de 14,2 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) en 2000-2001, à 18,6 millions de tep en 2003-2004, pour des recettes qui ont augmenté de 70 % entre-temps, passant de 2,4 milliards de dollars à 4,1 milliards de dollars. L’Égypte produit quelque 600 000 barils par jour de pétrole brut et affiche des réserves prouvées de 2,8 milliards de barils, mais en baisse régulière. En 2005, elles devraient s’établir à 2,5 mds de barils, selon les experts, les nouvelles découvertes ne compensant pas les volumes extraits. Dans dix ans, en l’absence de découvertes significatives et du fait de l’accroissement rapide de la consommation intérieure, l’Égypte pourrait redevenir importateur net de brut, selon les experts. Le pétrole couvre 60 % de la consommation d’énergie du pays et représente 30 % de ses exportations. Les prix intérieurs, fortement subventionnés, sont les plus bas de la région, alors que la consommation de carburants et de gaz est en forte progression. La production électrique consomme à elle seule 62 % du gaz naturel produit. Avec le tarissement des gisements pétroliers, l’avenir du secteur réside dans le gaz, pour lequel une politique ambitieuse d’exportation est mise en oeuvre par le gouvernement. Plusieurs compagnies pétrolières étrangères ont déjà cédé leurs permis pétroliers pour se tourner vers le gaz. Les réserves sûres de gaz naturel sont de l’ordre de 1 800 milliards de mètres cubes (8 % des réserves mondiales). Les réserves probables seraient de 3 000 milliards de mètres cubes, selon les autorités. Le potentiel gazier égyptien reste prometteur et de nouvelles découvertes sont possibles, soulignent les experts. Un gazoduc interarabe, dont la première phase a été inaugurée en juillet 2003, fournit un milliard de mètres cubes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an à la Jordanie. Il doit être prolongé vers le Liban, la Syrie et la Turquie. Israël, lié à l’Égypte par un traité de paix depuis 25 ans, s’intéresse de près au gaz égyptien pour approvisionner ses usines de production électrique. Mais les discussions traînent en longueur depuis le début de l’intifada palestinienne en 2000, le Caire craignant les répercussions politiques d’une telle transaction.
L’Égypte, qui accueille une réunion ministérielle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, est un pays pétrolier aux ressources limitées, qui aspire à devenir grand dans le gaz.
L’Égypte a le statut d’observateur au sein de l’OPEP. À l’occasion de la prochaine réunion du Caire, le ministre égyptien du pétrole Sameh Fahmi a souligné « la nécessité d’une coordination entre producteurs Opep et non-Opep pour réaliser la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier international ».
Les exportations égyptiennes d’hydrocarbures (pétrole et gaz) se situent à un niveau modeste. Elles sont passées de 14,2 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) en 2000-2001, à 18,6 millions de tep en 2003-2004, pour des recettes qui ont augmenté de 70 % entre-temps, passant de 2,4 milliards de...