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Actualités - Chronologie

Exposition Oussama Baalbaki à Dar el-Nadwa (photo)

Le noir d’Oussama Baalbaki est une couleur comme une autre. Il la façonne, la travaille, l’éclaircit et… la noircit à volonté. Sa prédilection pour le sombre lui est apparue comme une évidence. «J’ai longtemps fait des recherches sur les couleurs, enjolivant la toile, imitant le style de Chafic Abboud, raconte l’artiste. Puis un jour, j’ai réalisé qu’il fallait que j’exprime ce que je ressens au plus profond de moi. Il fallait que je trouve mon propre style, ma propre voie.» C’est en réalité un choc émotif qui sera à l’origine de ce changement. Le peintre a perdu sa mère, il y a deux ans, suite à un tragique accident de voiture. Un vide soudain, une déchirure, un désespoir, un chagrin immense. Ce sont souvent les émotions intenses qui sont à l’origine des œuvres d’art. Dans le cas d’Oussama – il signe ses toiles par son prénom uniquement –, la souffrance transparaît à fleur de toile. Trente-sept acryliques sur carton sont accrochées aux cimaises de Dar el-Nadwa. Elles représentent en majorité des visages masculins, qui prennent diverses expressions et parfois même des contorsions, qui expriment la douleur, la tristesse, la solitude. Deux portraits de femme se distinguent du lot. Il s’agit bien évidemment de la figure maternelle. À laquelle il veut rendre hommage. L’artiste tient à préciser qu’il ne réalise pas de portraits pour prouver ses talents de dessinateur. Ce sont des visages qui naissent spontanément sous ses coups de pinceau. Ce n’est qu’a posteriori qu’il y voit des ressemblances avec Lénine, Dostoïevski ou d’autres visages familiers dans leur souffrance. Il s’agit là de la première exposition individuelle du jeune peintre, diplômé des beaux-arts depuis 2 ans. Oussama Baalbaki est sans aucun doute un talent à suivre. Le comité du Salon d’automne ne s’y est pas trompé. Cela fait deux ans qu’il sélectionne une œuvre du jeune artiste. Jusqu’au 6 décembre, de 10h à 18h, sauf dimanche. M. G. H.

Le noir d’Oussama Baalbaki est une couleur comme une autre. Il la façonne, la travaille, l’éclaircit et… la noircit à volonté. Sa prédilection pour le sombre lui est apparue comme une évidence. «J’ai longtemps fait des recherches sur les couleurs, enjolivant la toile, imitant le style de Chafic Abboud, raconte l’artiste. Puis un jour, j’ai réalisé qu’il fallait que j’exprime ce que je ressens au plus profond de moi. Il fallait que je trouve mon propre style, ma propre voie.» C’est en réalité un choc émotif qui sera à l’origine de ce changement. Le peintre a perdu sa mère, il y a deux ans, suite à un tragique accident de voiture. Un vide soudain, une déchirure, un désespoir, un chagrin immense. Ce sont souvent les émotions intenses qui sont à l’origine des œuvres d’art. Dans le cas...